Fermé du gouvernement : mullin promet des salaires, mais l'ombre du congrès plane
Chimney Rock, Caroline du Nord – Markwayne Mullin, nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure, a tenté d'apaiser les inquiétudes en promettant mardi que les employés du DHS touchés par la paralysie gouvernementale devraient recevoir leurs salaires d'ici la fin de la semaine. Une annonce faite lors de sa première visite officielle, loin des tumultes de Washington, dans le cadre pittoresque de Chimney Rock.
Un soulagement temporaire face à la crise
Les employés, privés de salaire depuis six semaines, allaient enfin voir les sommes dues créditer leurs comptes, couvrant les dernières périodes de paie. Mullin, lors d'une brève allocution à CBS News, a estimé que "la majorité recevra son dû d'ici vendredi, voire lundi au plus tard pour certaines institutions financières". Un filet de lumière au bout du tunnel, mais une lumière fragile.
Le secrétaire a insisté sur le fait que ces versements étaient rendus possibles grâce à une action présidentielle et à une flexibilité budgétaire existante. Le piège? Cette solution n'est pas pérenne et dépend entièrement de la volonté du Congrès de débloquer les fonds nécessaires. “Il va falloir attendre le Congrès. C'était un tir à la carabine, pas une salve”, a-t-il admis, soulignant le coût conséquent de la paie bi-hebdomadaire du DHS. Un euphémisme, compte tenu de l'ampleur du département, le troisième plus important du gouvernement fédéral.
Mullin n'a pas hésité à critiquer vivement les démocrates, les accusant d'être "prêts à déshabiller et à paralyser 22 agences chargées de la sécurité nationale". Une accusation virulente, qui place le DHS sur le même pied que le Pentagone, en termes d'importance stratégique.
Malgré cette situation précaire, Mullin a salué la dévotion des employés du DHS, qui continuent à assurer leurs missions sans la certitude d'être payés. “Des gens se présentent au travail… une dévotion incroyable de la part de ces employés”, a-t-il souligné. Mais derrière cette louange, on décèle une pointe d'amertume, face à cette situation anormale.
Selon Mullin, l'administration Trump s'appuie sur une disposition permettant au président de réaffecter des fonds en cas d'urgence. Mais attention, il s'agit d'une marge de manœuvre limitée, et non d'une solution à long terme. Le recours à une action présidentielle souligne l'instabilité juridique de cette situation.
La paralysie du gouvernement, qui s'éternise, continue de faire des vagues. Le Sénat a validé le financement de plusieurs agences, quelques heures seulement après la promesse de Trump de relancer les paiements aux agents de la TSA. Cependant, l’impasse sur les réformes de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) persiste, rendant la situation encore plus complexe. L'équilibre est précaire, et l'avenir des employés du DHS reste incertain.

Un défi pour la sécurité nationale
La situation met en lumière la fragilité de la Sécurité nationale face à des blocages politiques. L'engagement des employés, malgré l'absence de salaire, est un témoignage de leur dévouement, mais il ne saurait remplacer une gestion budgétaire responsable et une volonté politique de dépasser les clivages. La promesse de Mullin est une bouffée d'air frais, mais elle ne résout pas la crise de fond. Le Congrès doit agir, et vite, sous peine de compromettre la sécurité du pays.
