Shell prévisionne des bénéfices élevés en raison de la crise irano-américaine
La société pétrolière britannique Shell attend une augmentation significative de ses bénéfices issus de ses activités de trading de matières premières au premier trimestre de cette année, en raison de la volatilité des marchés déclenchée par la crise Iran-États-Unis.

La production de gaz devrait chuter en raison des attaques en mer
Le groupe, leader européen de l'industrie pétrolière et gazière, prévoit des résultats de trading particulièrement élevés dans sa division énergies renouvelables. Les cours des énergies ont connu des hausses historiques après que l'Iran a réagi à l'agression israélo-américaine en réduisant le commerce énergétique à travers le détroit d'Ormuz et en menant des frappes contre les infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe.
Shell attend ainsi une baisse de 5% de sa production de gaz par rapport au quatrième trimestre de l'année dernière, passant de 948 000 barils équivalents par jour à environ 880 000 à 920 000 barils par jour, en raison notamment de la détérioration de ses actifs au complexe de liquéfaction de gaz naturel de Ras Laffan au Qatar, endommagés par une frappe iranienne.
La perte de production qatarie, combinée avec l'impact du cyclone Narelle sur la production australienne de Shell, sera partiellement compensée par l'accélération de la mise en production de sa venture de liquéfaction de gaz naturel LNG Canada.
Le prix du pétrole a fléchi en dessous de 100 dollars le baril mercredi après que les États-Unis et l'Iran ont convenu d'une trêve de deux semaines, bien que les prix du marché restent plus de 50% plus élevés qu'il y a un an.
Le dirigeant de Shell, Wael Sawan, a averti en janvier que l'Europe pourrait faire face à une pénurie d'énergie et de carburants en avril sans réouverture du détroit d'Ormuz.
