Décision étonnante de l'appeal board : la sanction de collard menacée

La décision de la commission d'appel de la AFL de réduire la peine infligée à Lance Collard pour une injure homophobe est, disons-le, profondément déconcertante. Une telle réaction unanime de la part de tous les horizons politiques et des passionnés de sport témoigne d'une vive indignation rarement vue.

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Un consensus de critique : l'appauvrissement d'une décision

Kate McCarthy, ancienne joueuse de l'AFLW, et Marnie Vinall, journaliste, ne sont que deux exemples de la multitude de voix qui s'élèvent contre cette décision. Ce n'est pas une simple désapprobation, c'est un véritable choc, un malaise qui s'étend au-delà du simple match.

L'argument avancé par la commission d'appel – que le football est un jeu « âpre », où le langage peut parfois être cru et répréhensif – est une excuse pathétique. Elle banalise l'impact des propos haineux, les transformant en une simple « inconvenance » du jeu. C'est une dangereuse autorisation implicite à l'utilisation de termes blessants, tant que le destinataire ne se considère pas comme une victime.

Il est frappant de constater que cette justification s'efface devant la réalité des efforts déployés par l'AFL pour éradiquer ces comportements nuisibles. L'appel board semble ignorer les années de travail, les engagements et les promesses formulées. C'est une offense à chaque personne qui a lutté pour une culture sportive inclusive et respectueuse.

La référence à la « non-offense» de Darby Hipwell, l'auteur de la remarque, est d'une absurdité totale. On lui demande de révéler son identité LGBTQIA+ pour justifier une faute ? C’est une tentative de déresponsabilisation cynique, une invitation à la victimisation.

Les paroles de l'appel board, affirmant que l'homophobie, le sexisme et le racisme sont « des éléments courants, acceptables, de notre jeu « de temps en temps » », est une déclaration affligeante. Elle valide une réalité que l'AFL a pourtant cherché à combattre avec acharnement. La réaction est plus qu’une simple déception : elle est une remise en question profonde des valeurs et des ambitions de la ligue.

L'incident, en somme, met en lumière une contradiction flagrante entre les intentions affichées et les actions concrètes. Ce qui était censé être une avancée est en réalité un recul brutal. Les mots de l’appel board résonnent comme un écho de l’indifférence, un rappel cruel de la difficulté de changer les mentalités.

Pour ceux qui, comme moi, ont été confrontés à des déclarations similaires au fil des années – et particulièrement depuis mon coming out l’année dernière – cette décision est incroyablement frustrante. L’assurance répétée que le problème de l’homophobie n’existe pas dans l’AFL s’effondre avec fracas. J'imagine aisément le désarroi de ceux qui, au sein de l'AFL, se sont engagés avec passion dans cette lutte pour l'inclusion et l'équité.

Lance Collard a été condamné à une peine réduite. Mais le véritable verdict, aujourd'hui, est celui d'une déception immense et d'un profond sentiment d'injustice.