La canicule et ses noms : un bestiaire linguistique de la frustration

L’arrivée soudaine de cette chaleur accablante, cette sensation de « putherance » comme l’a finement observée une lectrice, évoque un phénomène bien ancré dans la mémoire collective. Oubliées les rigueurs d’un hiver Hampshire, dans les années 60, les parents se livraient à un exutoire verbal inattendu : le « shramming ».

Une richesse méconnue du langage

Il est frappant de constater comment le langage se mouvant, s’adapte à ces conditions extrêmes. L’expression « scumfished », employée dans le County Durham, témoigne d’une autre manière de décrire la même sensation brûlante. Ces termes vernaculaires, ces petites pierres de vocabulaire, sont le reflet d'une expérience partagée, d’une compréhension instinctive du corps.

L’ekphrasis de constable : un émoi inattendu

L’ekphrasis de constable : un émoi inattendu

Jonathan Jones, avec sa critique étoilée de l’exposition de Constable, a parfaitement saisi l’essence de ces œuvres. Sa description, une sorte de poème en prose, a provoqué une réaction émotionnelle profonde, une véritable submersion. Une décharge viscérale, comme on pourrait dire.

Le labrador et la cannabis : une anecdote étrange

Le labrador et la cannabis : une anecdote étrange

L’histoire du labrador ingérant du cannabis sur le Mont Bén Nevis suscite plus de questions que de réponses. Bernard Taylor se demande si le canidé a commandé une pizza en complément de son aventure. Une pensée amusante, certes, mais qui souligne une certaine désorientation, peut-être le résultat des températures élevées.

Un témoignage personnel

Un témoignage personnel

Mon propre souvenir, d’une critique, datant des années 60, m’est resté gravé : « diminutif mais vif ». La naïveté a laissé place à une certaine mélancolie, une lucidité amère. Il est parfois difficile de mesurer la distance parcourue, la lente érosion des illusions.

Loin d’être une simple curiosité linguistique, cette succession d’expressions témoigne d’une capacité humaine à donner forme à l’incompréhensible, à la souffrance, à la chaleur. Un véritable bestiaire de la frustration, caché au fond de nos souvenirs et de nos dialectes.