La quête du tinamou à bec brun en équateur

Le souffle court ne vient pas de la fatigue, mais de l'altitude confondante de 4 400 mètres atteinte au parc national de Cayambe Coca, dans les Andes équatoriennes. C'est là que j'ai cherché, sans succès jusqu'alors, l'un des oiseaux les plus rares d'Amérique du Sud, le tinamou à bec brun.

Le tinamou à bec brun, une espèce envoûtante

Le tinamou à bec brun, une espèce envoûtante

Accompagné de mon guide Juan Carlos, nous nous sommes rendus dans cette région montagneuse où l'air est rare et le climat rigoureux. Les antennes radar, étrangement incongruentes dans ce désert de neige, nous ont guidés vers le sommet du volcan Cotopaxi. Lorsque Juan Carlos a signalé avoir aperçu les oiseaux, j'ai commencé une ascension pénible, arrêtant souvent pour reprendre mon souffle.

Enfin, j'ai atteint Juan Carlos et découvert, à quelques pas, deux tinamous aux plumages complexes et cryptiques, qui se nourrissaient indifférents à notre présence. Leur allure de gazelle et leur apparence de maille ou de dentelle ont été un vrai choc, car jamais je n'avais vu d'oiseau semblable.

Les tinamous sont une famille unique de limicoles qui ne s'acquittent pas des missions de plongée qu'on attend d'eux, ressemblent à des pluviales mais ne se nourrissent pas de graines. Seuls quelques espèces, toutes en Amérique du Sud, partagent ce sort de survivants dans des milieux hostiles.