Vance accuse l'ue de sabotage électoral en hongrie, soutien à orbán
Le vice-président américain JD Vance a accusé la Union Européenne d’exercer une influence néfaste sur les élections hongroises, alors qu’il effectuait une visite de travail à Budapest pour renforcer le soutien à Viktor Orbán, en pleine campagne pour un cinquième mandat.
Une accusation de manœuvres diplomatiques
Vance a déclaré mercredi que de nombreuses discussions portaient sur « l’influence étrangère » dans les élections américaines, soulignant que sa venue en Hongrie pour soutenir Orbán était elle-même perçue comme une forme d’ingérence. Il a d’emblée ironisé : « C’est de l’influence étrangère. Mais ce n’est pas de l’influence étrangère quand l’UE menace de suspendre des milliards de dollars de subventions à la Hongrie en raison de sa politique frontalière. »
Cette affirmation, teintée d’une amère ironie, met en lumière une tension croissante entre Washington et Bruxelles concernant la politique hongroise. Vance a insisté sur le fait que la présenceaméricaine en Hongrie était une « aide » à Orbán, une aide qu’il jugeait nécessaire pour défendre « la civilisation occidentale » face à ce qu’il décrit comme une « dérive » libérale et migratoire.

Orbán, soutenu par trump et les républicains
Le leader hongrois, qui affiche un déficit important face à son principal adversaire, Péter Magyar, selon les sondages, a bénéficié de l’appui de Donald Trump, qui l’a félicité lors d’un rassemblement électoral à Budapest. Cette relation privilégiée avec le camp républicain américain contraste avec la position de l’Union Européenne, qui dénonce le recul des normes démocratiques en Hongrie.
La Commission Européenne a réagi avec fermeté, affirmant que les élections en Europe sont l’apanage des citoyens et condamnant toute tentative d’ingérence. L’UE, souligne-t-on, œuvre à renforcer son indépendance et à protéger les démocraties européennes, notamment à travers des mesures comme le Digital Services Act, visant à lutter contre les risques posés par les plateformes en ligne.
La situation en Hongrie reste complexe, marquée par un rapprochement croissant avec la Russie et un statut de « partiellement libre » attribué par Freedom House, qui pointe notamment des atteintes à la liberté des médias et à l’indépendance des institutions. Malgré ces critiques, Orbán conserve un soutien significatif au sein du camp républicain américain.
Face à cette opposition croissante, Vance a conclu son allocution par un appel à la vigilance et à la défense des valeurs occidentales, exhortant les électeurs hongrois à « résister aux bureaucrates de Bruxelles ». La campagne pour les élections, prévues le 12 avril, s’annonce intense et déterminante pour l’avenir de la Hongrie.
