Amsterdam : la flambée des vols de rétroviseurs, un nouveau signe de la délinquance
À Amsterdam, une tendance troublante émerge : les rétroviseurs de voitures disparaissent à une vitesse alarmante. Mais ce n'est pas le froid qui s'en mêle, ni une simple lubie vandale. Il s'agit d'un phénomène de vol à la commande, alimenté par le manque de garages et la valeur des pièces détachées.

Un marché noir florissant pour les pièces automobiles
Dans les quartiers aisés d'Amsterdam, où les voitures de luxe se garrent le long des trottoirs, les voleurs ont trouvé un filon. L'absence de garages, conséquence d'un espace urbain limité, expose les véhicules à ce risque croissant. Les rétroviseurs, en particulier ceux des modèles haut de gamme comme la Porsche 911 (dont un seul peut coûter plus de 1200 euros), sont devenus des cibles privilégiées.
Les automobilistes se protègent désormais avec des housses de Kevlar, la même matière utilisée pour les gilets pare-balles. Ces protections, solidement fixées au pied du rétroviseur par un cadenas, coûtent en moyenne 275 euros, un investissement que beaucoup sont prêts à faire plutôt que de se voir confrontés à la facture de remplacement de pièces coûteuses. La situation illustre une mutation inquiétante : les voleurs ne visent plus nécessairement l'Automobile entière, mais des pièces spécifiques, un phénomène déjà observé avec le vol de phares au début de l'année.
L'augmentation du prix du carburant pourrait même aggraver la situation, avec une résurgence potentielle des vols de réservoirs d'essence. Le marché noir des pièces automobiles s'organise, exploitant la vulnérabilité des véhicules stationnés dans des lieux publics et la rareté des solutions de stationnement sécurisées. La délinquance s'adapte aux contraintes urbaines, et les automobilistes d'Amsterdam sont les premières victimes de cette nouvelle forme d'opportunisme criminel.
