Michigan : le soulagement à la pompe, fragile
Les automobilistes du Michigan respirent un peu, mais pas totalement : les prix à la pompe ont baissé de 9 cents la semaine dernière, offrant une pause bienvenue après plus de cinq semaines d'augmentation constante. Cependant, le spectre d'une remontée reste bien présent, alimenté par la volatilité du marché du pétrole brut.

Un repos temporaire dans un contexte délicat
En moyenne, les conducteurs michiganais paient désormais 3,87 $ le gallon pour de l'essence sans plomb, un chiffre qui, bien que plus bas qu'il y a une semaine, reste supérieur de 60 cents à celui du mois dernier et de 63 cents à celui de l'année précédente. Le coût d'un plein de 15 gallons s'élève à environ 58 $, soit 7 $ de plus que le prix le plus élevé enregistré en août 2023. La situation est particulièrement précaire pour les familles, comme le soulignait récemment la gouverneure Gretchen Whitmer, confrontées à une inflation galopante sur les produits de première nécessité.
Dans la région de Detroit, le prix moyen se situe à 3,89 $ le gallon, une légère baisse par rapport à la semaine précédente, mais toujours en hausse de 66 cents par rapport à l'année dernière. Les disparités régionales sont notables : Marquette affiche le prix le plus élevé (4,02 $), tandis que Flint propose les tarifs les plus bas (3,71 $). Saginaw et Lansing se situent dans une fourchette intermédiaire, à 3,79 $ et 3,81 $ respectivement.
Face à cette situation, la gouverneure Whitmer a déclaré l'état d'urgence énergétique dans huit comtés du sud-est du Michigan, suspendant temporairement une exigence de mélange de carburant et autorisant la vente d'essence à haute pression, traditionnellement moins chère. Une mesure pragmatique, mais qui ne résout pas les causes profondes de cette inflation énergétique. L'ampleur de cette suspension, affectant près de la moitié de la population de l'État, témoigne de la gravité de la situation.
L'optimisme reste prudent. Si Adrienne Woodland, porte-parole de l'AAA, salue cette brève accalmie, elle met en garde : « Des augmentations continues du pétrole brut pourraient rapidement inverser cette tendance et faire remonter les prix. » L'avenir des prix à la pompe reste donc incertain, dépendant de facteurs géopolitiques et de l'évolution du marché mondial.
