Panique à pittsburgh : les supporters pillent des cônes de signalisation pour célébrer !
L'euphorie des supporters des Pirates de Pittsburgh a pris une tournure inattendue et, disons-le, un peu chaotique. Au lieu des cris de joie habituels, les tribunes se sont transformées en un champ de bataille improvisé, où les cônes de signalisation sont devenus les trophées de célébration les plus prisés. Une tendance qui, bien que divertissante pour certains, soulève des questions de sécurité et de responsabilité.

L’origine trouble du “hoist the cone”
Mais d'où vient cette étrange coutume ? L'expression “hoist the cone” (hausser le cône) est apparue soudainement, et les théories s'affrontent. Certains évoquent une erreur de fabrication sur des T-shirts censés afficher “raise the colors” (hausser les couleurs), mais l'ambiguïté persiste. Quoi qu'il en soit, l'image d'un supporter brandissant un cône rouge vif est devenue virale, alimentant une frénésie qui dépasse les bornes.
Le phénomène a pris une ampleur inquiétante dès le premier match. Selon ABM Parking Services, 25 cônes ont disparu en une seule soirée. Une estimation prudente, si l'on en croit les témoignages. Kyler Dietrich, venu encourager sa famille, concède, avec un sourire malicieux : “Je ne l'encouragerais pas, mais si un cône traînait, je l'aurais pris. Voir un lancer de Cruz, ou peut-être Griffin aujourd'hui, avec un cône au-dessus de la tête. c'est l'expérience ultime.”
L'illégalité de l'acte est flagrante. Les amendes commencent à 50 dollars, sans compter le coût de remplacement des cônes volés. Les autorités locales, conscientes de l'engouement, ont tenté d'appeler au calme via les réseaux sociaux, exhortant les supporters à laisser les cônes où ils sont. Mais la fièvre semble incontrôlable.
Cynthia Yothers, une autre supporter des Pirates, exprime son désaccord : “Je ne pense pas que quiconque devrait voler quoi que ce soit, pour quelque raison que ce soit.” Un sentiment partagé par une partie des supporters, mais qui peine à étouffer l'élan de ce mouvement incongru. Le club lui-même semble se dédouaner, laissant planer l'incertitude sur la pérennité de cette tradition naissante.
La question n'est plus de savoir si le “hoist the cone” va disparaître, mais plutôt quelles seront les conséquences de cette frénésie. Entre amende et ridicule, les supporters des Pirates ont-ils vraiment compris le sens du jeu ? La réponse, comme le chemin du cône volé, reste incertaine.
