Le grand cirque de disney : un spectacle audacieux, mais à quel prix ?

Bristol s'est transformée en véritable chapiteau ces dernières semaines, accueillant la première européenne de The Greatest Showman, transposé en comédie musicale par Disney. Un pari risqué, qui divise autant qu'il captive, et soulève des questions éthiques aussi scintillantes que dérangeantes.

Une machine spectaculaire, mais jusqu'où ?

Neuf ans après le succès retentissant du film, Hugh Jackman et sa troupe revivent leur saga sur les planches. Une adaptation grandiose, ponctuée de nouvelles compositions de Pasek et Paul, les génies derrière Dear Evan Hansen. L'action se déroule actuellement au Bristol Hippodrome, avant une potentielle installation au Theatre Royal Drury Lane de Londres, laissant présager une longue tournée. Mais derrière les paillettes et les numéros aériens, une ombre plane : la représentation de PT Barnum, figure controversée de l'histoire américaine.

L'opulence de la mise en scène est indéniable. Des transformations structurelles majeures ont été apportées au théâtre pour accueillir cette production ambitieuse. La scénographie, jonglant avec des références Lego et des décors de cirque, crée un univers visuel fascinant. Oliver Tompsett, dans le rôle de Barnum, livre une performance énergique, épaulé par Samantha Barks, qui incarne avec finesse sa femme, Charity. L'ambiance backstage, que j'ai pu observer lors de ma visite, est un véritable tourbillon d'activité, entre rails de vestes, plumes et perceuses, le tout rythmé par des pauses gourmandes.

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L'écho de l'exploitation : une question morale

Le film avait déjà été pointé du doigt pour sa vision idéalisée de Barnum, un entrepreneur dont la fortune s'est construite sur l'exploitation de personnalités marginalisées, les fameux