Milei : le confiance gouvernementale s'effondre, un triangle d'avertissement pour l'avenir

La confiance dans le gouvernement de Javier Milei s'effondre, une nouvelle chute de l'indice de confiance menaçant la stabilité économique et politique du pays. Un signal d'alarme retentit, plongeant l'Argentine dans une incertitude croissante en vue des prochaines élections.

Un triangle d'avertissement : indicateurs en berne et risques croissants

L'annonce imminente de l'indice de confiance gouvernementale, sans surprise, devrait confirmer une tendance sombre. En conjonction avec la baisse de l'activité économique et de la confiance des consommateurs, une trilogie de chiffres défavorables risque de compromettre la crédibilité du gouvernement Milei. Ce n'est pas tant une question économique pure, mais plutôt une crise de légitimité, une remise en question profonde des choix politiques pris en 2027.

Les détenteurs de bons restent particulièrement nerveux, et la tentative de placement du « Hard Dollar » AO28, avec un échéance qui dépasse le mandat de Milei, illustre parfaitement cette tension. Le risque pays, déjà en hausse suite au conflit au Golfe Persique, se renforce encore davantage, avec un relèvement de 200 millions de dollars pour la première tranche de l'offre d'obligations.

Scénario international complexe et incertitudes

Scénario international complexe et incertitudes

Le contexte international, toujours volatile, ajoute une couche de complexité supplémentaire. Les dernières évolutions du conflit entre les États-Unis et l'Iran – le refus de Donald Trump de poursuivre les discussions, et la contre-réponse iranienne concernant le contrôle du détroit d'Ormuz – illustrent la fragilité de la situation. Le marché pétrolier réagit immédiatement, avec des hausses spectaculaires sur les marchés overnite. Il est crucial de se souvenir que ces événements, souvent annoncés en début de semaine, peuvent devenir obsolètes avant même l'ouverture des marchés.

Les consultants, comme EconViews, soulignent un binaire : une Économie divisée en deux vitesses. Les secteurs les plus dynamiques – l'extraction minière, l'énergie et l'agriculture – ne sont pas en mesure de diffuser la croissance à l'ensemble de la population. À l'inverse, la construction, l'industrie et les services, les principaux employeurs, sont en stagnation voire en déclin. L'emploi et les salaires stagnent, fragilisant le pouvoir d'achat des consommateurs et alimentant une baisse significative de la confiance.

Le pragmatisme est un luxe que le gouvernement ne peut se permettre. Malgré le soutien général au programme économique, notamment pour les réformes structurelles et la consolidation de l'équilibre budgétaire, le manque de flexibilité dans les décisions est un facteur de risque majeur. La dépendance vis-à-vis des institutions financières internationales, après le rejet du financement sur le marché de la dette en janvier, est un symptôme de cette rigidité.

Un équilibre précaire et des signaux d

Un équilibre précaire et des signaux d'alarme

Le BCRA, prudent, poursuit ses achats de dollars sur le marché libre, tentant de stabiliser le taux de change, tout en maintenant des taux d'intérêt relativement bas, au détriment d'un afflux de crédits. Cette politique, bien que visant à lutter contre l'inflation, risque de freiner la réactivation économique, et de renforcer la rigueur dogmatique qui caractérise les choix actuels.

En Wall Street, les signaux d'alerte sont de plus en plus clairs. La résistance du risque pays à baisser témoigne d'un manque de confiance dans la capacité du gouvernement à mettre en œuvre une politique économique réellement inclusive. La situation de l'emploi se dégrade, et la réponse à toute offre d'emploi témoigne de la profondeur de la crise. Il reste à voir si le gouvernement parviendra à renverser la tendance à l'approche des élections.

Enfin, les données économiques révèlent une situation contrastée. L'exportation agricole devrait dépasser les 100 milliards de dollars cette année, avec un excédent commercial d'environ 20 milliards, et un excédent énergétique atteignant 11 milliards. La stratégie actuelle, malgré le choc externe, permettrait de financer le paiement des intérêts de la dette, le transfert des bénéfices à l'étranger et même un déficit en services. Le BCRA pourrait acheter plus de 10 000 millions de dollars au premier semestre, atteignant ainsi l'objectif fixé pour l'ensemble de l'année.

La réalité est claire : l'Argentine, grâce à son taux de change actuel, bénéficie de deux excédents commerciaux. Cependant, le choc externe alimente une augmentation des revenus en dollars, ce qui pourrait conduire à une appréciation du taux de change supérieure à ce que le secteur productif peut supporter. Le BCRA, pour maintenir cette situation, continue d'acheter des dollars pour soutenir le taux de change et aider l'appareil productif à faire face à ce changement de modèle économique.