Frappe spectaculaire à 'les objets de vincent': une reine sous le chapiteau !
L’émission ‘Bares pour Rares’ s’est une fois de plus révélée un terrain fertile de surprises et de désillusions, avec une affaire qui a particulièrement retenu l’attention du public.
Le mystère d’eddie et son livre royal
Eddie, un ancien chauffeur de Düsseldorf âgé de 74 ans, est venu présenter à Horst Lichter un ouvrage dont il affirmait qu’il contenait une signature inédite de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Un héritage familial, transmis par sa mère, et dont la valeur supposée était astronomique, estimée à 800 euros.
Il s’agissait d’un livre intitulé ‘Düsseldorf – Die Stadt Modern’, publié en 1965 par le Rheinisch-Bergisches Druckereiverlag, retraçant l’évolution artistique et architecturale de la ville. L’exemplaire en question se distinguait par une reliure en velours blanc, une version rare comparée à l’édition originale en lin bleu. La promesse d’une dédicace royale, datant de la première visite officielle de la reine et du prince Philip en République fédérale d’Allemagne le 25 mai 1965, alimentait l’espoir d’Eddie.

La vérité éclate : un faux-semblant
Mais l’expertise de Detlev Kümmel, antiquaire averti, a rapidement déjoué l’illusion. Les signatures, loin d’être authentiques, se révélaient être un simple facsimile, un imprimé collé sur la reliure. Le livre, bien que présentant un état général dégradé – reliure abîmée et absence de la plaque portant le logo de Düsseldorf – n’avait donc pas la valeur escomptée. Seulement 100 à 200 euros furent finalement estimés par l’expert.

Les autres pièces maîtresses de l’émission
L’émission a également présenté d’autres objets fascinants: une broche en or platine d’un fermier de la région de Niedersachsen, une lampe de Christian Dell datant des années 50-60, une sculpture céramique de l’artiste Theresia Hebenstreit et un bracelet en or massif orné de diamants. Ces dernières ont également connu des prix moins flatteurs que prévu, attestant de la volatilité des marchés de l’art et de l’antiquariat.
Un prix d’achat respectable
Malgré la déception liée à la fausseté de la dédicace royale, Eddie a finalement obtenu 140 euros pour sa pièce, grâce à l’intervention de Christian Vechtel. Une somme respectable, mais loin de ses ambitions initiales. La vérité, comme souvent dans ‘Bares pour Rares’, est plus prosaïque que les apparences. L’émission confirme son statut d’institution populaire, où l’expertise et le flair du marchand se confrontent à l’enthousiasme des vendeurs.
