Les allemands divisés sur le régime d'ouverture des stations-service

La situation au sein des stations-service allemandes est tendue, au moins pour les automobilistes. Depuis la fin du «tankrabatt» et la surprise du choc pétrolier lié au conflit iranien, les conducteurs d'voient se plaindre à la pompe à essence. Mais ce n'est pas la seule bataille qui oppose la politique et l'économie depuis des mois : il s'agit de la fameuse règle des 12 heures pour les stations-service. Selon une enquête récente de l'institut Insa pour le quotidien Bild, l'opinion allemande est partagée à ce sujet.

Les allemands divisés sur la réglementation des prix à la pompe

Les allemands divisés sur la réglementation des prix à la pompe

La question se pose ainsi : est-ce que la règle qui permet aux stations-service de lever leurs prix une seule fois par jour, à midi, est bonne ou mauvaise? La réponse varie en fonction des régions et des partis politiques. Ainsi, selon Insa, 39 % des Allemands jugent cette réglementation favorable, tandis que 35 % la détestent. 18 % restent indiffents.

Les électeurs de la Social-Démocratie (SPD) et de la gauche (51 %) sont majoritairement en faveur de cette mesure, qui vise à améliorer la transparence et protéger les automobilistes des coûts excessifs. Cependant, la droite chrétienne (Union) est divisée à parts égales (40 % pour et 40 % contre), tandis que les électeurs d'extrême droite (AfD) s'opposent légèrement à cette réglementation (35 % contre, 39 % en faveur).

Mais si les Allemands sont divisés sur cette question, ils sont pratiquement unanimes sur un autre point : ils veulent une baisse définitive des impôts sur le fuel. Selon la même enquête, 75 % des répondants estiment que la Bundesregierung devrait réduire durablement ces impôts. Cette volonté de réduire les coûts est partagée par les électeurs des différentes formations politiques, avec des taux de soutien respectifs de 77 % pour l'Union, 73 % pour la SPD et 84 % pour l'AfD.