Tensions au moyen-orient : washington et téhéran sur le fil du ras-de-marée
L'ultimatum de Trump plane sur le Moyen-Orient, mais au-delà des déclarations incendiaires, des négociations discrètes se dérouleraient en coulisses. Un plan pakistanais, présenté dans la nuit, pourrait-il éviter une escalade catastrophique ?
Un plan pakistanais pour désamorcer la crise
Alors que la tension monte et que la date limite fixée par le président Trump approche à grands pas, Islamabad s'est positionné en médiateur inattendu. Un cadre de plan, élaboré et échangé dans l'urgence avec les représentants iraniens et américains, propose une ouverture immédiate du détroit d'Ormuz et un calendrier précis pour la cessation des hostilités. Selon une source citée par Reuters, la proposition prévoit une approche en deux phases : un cessez-le-feu immédiat, suivi d'un accord global.
Les discussions seraient intenses. Le chef d'état-major pakistanais, le maréchal Asim Munir, aurait passé la nuit à échanger avec le vice-président américain JD Vance, le sous-secrétaire spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtschi, témoignant de l'urgence et de la complexité des négociations. Mais le régime iranien semble inflexible.

Téhéran rejette l'ultimatum et les propositions de paix
Malgré la réception du plan pakistanais, un représentant du régime iranien a confirmé à Reuters que Téhéran n'était ni prêt à un cessez-le-feu temporaire, ni à rouvrir le détroit d'Ormuz. L'Iran se dit déterminé à ne pas céder à la pression et à refuser tout ultimatum, exprimant des doutes quant à la véritable volonté des États-Unis de parvenir à un cessez-le-feu durable.
Le portail d'informations Axios avait précédemment rapporté, en s'appuyant sur des sources américaines, israéliennes et régionales, que des discussions étaient en cours sur un accord en deux étapes, incluant une trêve de 45 jours pour permettre des négociations supplémentaires. Une prolongation de la trêve serait envisageable si nécessaire.
Les chances d'un accord partiel dans les 48 heures imparties par Trump semblent toutefois minces, selon les mêmes sources. Alors que les négociations se poursuivent dans l'ombre, le président Trump continue de durcir son ton publiquement, menaçant de frappes sur des infrastructures iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert.
Sur sa plateforme « Truth Social », Trump a lancé un avertissement cinglant : « Ouvrez cette voie maudite (d'Ormuz), vous, les voyous fous, ou vous finirez en enfer. » Une menace qui, malgré les multiples reports de la date limite, souligne la fragilité de la situation et l'incertitude quant à l'avenir.
La flambée du cours du pétrole, qui a franchi la barre des 110 dollars, témoigne de la nervosité des marchés face à la crise. Le spectre d'un conflit ouvert au Moyen-Orient pèse lourdement sur l'économie mondiale.
