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Affaire koldo : armengol et torres se défendent par écrit

Le procès de l'affaire Koldo, impliquant l'ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, son conseiller Koldo García et l'entrepreneur Víctor de Aldama, a connu un tournant inhabituel : les témoignages de Francina Armengol, ex-présidente des Îles Baléares, et Ángel Víctor Torres, ancien président des Îles Canaries, ont été rendus par écrit, une première dans cette affaire de corruption.

Des démentis formels sur les contacts avec ábalos

Des démentis formels sur les contacts avec ábalos

Francina Armengol a catégoriquement nié avoir entretenu des contacts directs avec José Luis Ábalos ou Koldo García concernant l'acquisition de masques durant la pandémie. Elle a expliqué que le seul contact avec Ábalos concernait la fermeture des ports et des aéroports, un sujet d'actualité brûlant à l'époque. Elle a également souligné, avec force, qu'elle n'a jamais sollicité d'entreprises pour des marchés publics, insistant sur son engagement personnel et politique contre la corruption, un combat qui la motive depuis ses débuts en politique, notamment en raison des problèmes qu'elle a pu observer dans sa communauté autonome.

Quant à Ángel Víctor Torres, il a affirmé que Koldo García ne l'avait contacté qu'une seule fois, pour exprimer son inquiétude face au manque de réponse du service de santé des îles Canaries concernant des paiements impayés liés à ces mêmes contrats de masques. Il a précisé qu'il n'avait donné aucune instruction et que son intervention s'était limitée au suivi de cette situation délicate.

Un échange de messages WhatsApp contesté. Les déclarations écrites ont révélé que des conversations, potentiellement via WhatsApp, auraient eu lieu entre Torres et García. L'ex-président des îles Canaries a reconnu qu'une telle communication aurait pu avoir lieu, mais a insisté sur le fait qu'il ne se souvenait pas des détails et qu'il n'avait jamais discuté de contrats avec García ou Ábalos.

La décision de permettre ces témoignages écrits, prise par la Sala Segunda du Tribunal Supremo, a été justifiée par le fait que les deux témoins n'étaient pas directement impliqués dans les faits reprochés aux accusés. Cependant, l'affaire soulève des questions sur la transparence et l'opportunité de tels arrangements, surtout dans un procès aussi médiatisé.

Le procès, qui se poursuivra jusqu'à la fin du mois d'avril, promet de révéler de nouvelles informations sur les dessous de ces marchés publics controversés, et sur le rôle joué par certains acteurs politiques et économiques pendant la crise sanitaire. La justice espagnole aura fort à faire pour démêler les fils de cette affaire complexe, où les enjeux financiers et politiques se mêlent inextricablement.