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Affèrage au tribunal suprême : armengol et torres démentent tout lien avec ábalos

Le procès du « cas Koldo » a connu un tournant ce mardi, avec les déclarations par écrit de Francina Armengol, ex-présidente des Baléares, et Ángel Víctor Torres, ex-président des Canaries. Les deux figures politiques ont nié toute implication directe dans les controversées acquisitions de masques lors de la pandémie, mettant en lumière les pressions et les contacts inattendus qui ont jalonné cette crise sanitaire.

Des contacts indirects et des justifications

Des contacts indirects et des justifications

Francina Armengol a fermement réfuté avoir entretenu des relations directes avec José Luis Ábalos, l'ex-ministre des Transports, ou son conseiller, Koldo García, au cœur de l'affaire. Elle a expliqué que c'est Koldo García, « personne que je ne connaissais que comme conseiller », qui avait pris contact avec l'administration baléaire dans le but d'acheter des masques via le ministère des Transports. Une communication par WhatsApp, dont elle ne se souvient pas précisément, aurait été échangée à cette époque, mais elle insiste sur le fait qu'elle n'a jamais discuté de contrats avec Ábalos, leurs échanges se limitant à la question de la fermeture des ports et des aéroports.

De son côté, Ángel Víctor Torres a précisé que son contact avec Koldo García s'était limité à une demande de suivi concernant des paiements impayés de contrats de masques. « Je n'ai donné aucune instruction, je me suis simplement assuré que la situation soit gérée correctement », a-t-il affirmé. L'ex-président des Canaries a souligné qu'il n'avait jamais contacté d'entreprises pour des marchés publics durant son mandat.

Les déclarations d'Armengol, qui occupe désormais la fonction de présidente du Congrès des Députés, ont été teintées d'une forte dimension institutionnelle. Elle a martelé son engagement envers la lutte contre la corruption, rappelant son expérience dans une communauté autonome confrontée à de nombreux problèmes de ce type. Le Tribunal Suprême a autorisé ces déclarations par écrit, reconnaissant que les faits dont les deux témoins n'étaient pas directement témoins ne relevaient pas de leur testification. Une décision pragmatique qui a permis de fluidifier le déroulement du procès, qui s'annonce long et complexe.

Ce qui frappe dans cette affaire, c'est la complexité des réseaux et la rapidité avec laquelle une crise sanitaire a pu se transformer en un enchevêtrement de contrats et de suspicions. La transparence des procédures d'achat de masques, jugée insuffisante par de nombreux observateurs, a permis à des protagonistes comme Koldo García de se faufiler au sein des administrations publiques, exploitant la situation d'urgence pour servir leurs propres intérêts. La justice est désormais saisie pour faire la lumière sur ces pratiques, mais l'affaire risque de laisser des traces profondes dans le paysage politique espagnol.