Aicm : le chaos des vols, une spirale de retards et annulations
Le Benito Juárez, ce n’est plus un simple aéroport. C’est un nœud complexe, un véritable concentré de pressions et de défaillances. Chaque jour, des centaines de vols se heurtent à des retards, voire des annulations, créant un cortège de voyageurs pris au piège, leurs projets déracinés.
Un tableau de bord en temps réel, mais pas une solution miracole
L’AICM, conscient de l’ampleur du problème, maintient un suivi en temps réel de son activité. Un tableau de bord accessible en ligne – ici – permet de suivre l’état de chaque vol : à l’heure, en retard, annulé. Un effort de transparence, certes, mais qui ne parvient pas à apaiser les frustrations des passagers. On y lit avec angoisse : le vol AM654, destination Sainte-Domínguez, est en cours de retard ; le vol AC994, Montréal, également affecté.
Ces chiffres, loin d’être isolés, illustrent une réalité plus large : des millions de passagers transitent chaque mois par cet hub mexicain. Une pression constante sur les infrastructures, une surcharge qui se traduit par des perturbations récurrentes.

Les droits des voyageurs, une ligne de défense fragile
Face à ces aléas, les usagers ont des droits. La Profeco, la Procuraduría Federal del Consumidor, veille à ce qu’ils soient respectés. Un retard supérieur à une heure, mais inférieur à quatre, doit justifier un geste commercial de la part de la compagnie aérienne : un remboursement partiel, ou des bons d’achat pour des vols ultérieurs. Un délai de plus de deux heures, mais moins de quatre, exige un rabais d’au moins 7,5% du billet. Mais attention : un retard dépassant les quatre heures, ou une annulation totale, ouvre la voie à des réclamations plus importantes : un remboursement intégral, plus une indemnisation minimale de 25% du prix du billet.
Un placement immédiat sur le prochain vol disponible, des ravitaillements, voire un hébergement si la situation le justifie. Et, dans les cas les plus extrêmes, un billet pour une date ultérieure, assorti d’une indemnisation supplémentaire. Des obligations minimales, certes, mais souvent mal appliquées. La Profeco est véritablement présente sur place, à l’AICM comme ailleurs, pour défendre les intérêts des consommateurs. N'hésitez pas à vous y adresser en cas de litige.
La situation, en somme, est loin d’être idéale. L’AICM doit impérativement revoir ses priorités, investir dans son infrastructure et garantir un niveau de service plus fiable. Le chaos règne, et avec lui, un sentiment croissant de mécontentement parmi les voyageurs. Il est temps d’agir, avant que ce désastre ne se répète.