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Albares démasque : sánchez accueillirait machado sans obstacles

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a semé la discorde en dévoilant une position surprenante : le président Pedro Sánchez n’aurait aucunement de réserve à accueillir la figure controversée de María Corina Machado, candidate vénézuélienne, le 18 avril à Madrid.

Une déclaration audacieuse, sans nuance

Une déclaration audacieuse, sans nuance

Albares, qui a déjà eu plusieurs échanges avec Machado, qualifie sa venue en Espagne de « totalement libre ». Il insiste sur le fait que toute demande d’entretien, quel qu’en soit le niveau, serait « sans aucun inconvénient » pour le gouvernement. Une affirmation qui sonne comme un défi direct à ceux qui, en Espagne, ont longuement hésité à accorder une audience à la leader de l'opposition vénézuélienne.

Le ministre a également souligné qu’il ne dépendait pas du calendrier du président Sánchez et qu’aucune « difficulté » ne se poserait en cas de sollicitation. Il a dénoncé l’idée que l’exécutif espagnol, contrairement à d’autres partis, ne disposait pas de son propre candidat en Venezuela. Une position claire, et potentiellement conflictuelle, qui reflète une volonté de se démarquer.

L’Écho Intérieur rappelle que cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affirmer la position de l’Espagne sur la démocratie en Amérique latine. Albares a clairement exprimé son opposition aux vetos de l’ex-président Orbán à l’aide à l’Ukraine, soulignant la nécessité de soutenir une démocratie en danger. Il a accusé les autres partis espagnols de privilégier leurs propres intérêts à la défense des valeurs européennes et de la solidarité.

Concernant les élections en Hongrie, Albares a réaffirmé l’importance du débat citoyen comme fondement d’une démocratie. Il a plaidé pour une information transparente et accessible, laissant le peuple hongrois libre de décider de son avenir. Il semble, en substance, que le ministre estime que l’ingérence étrangère, même avec des intentions bienveillantes, est contre-productive.

L’incident souligne une tension palpable entre l’Espagne et certains acteurs politiques européens, notamment ceux qui ont cherché à discréditer la figure de Machado. La venue de la candidate vénézuélienne, et la réaction du gouvernement espagnol, risquent de relancer un débat complexe sur la démocratie en Amérique latine et les responsabilités de l’Europe.