Alerte rouge en colombie: creux chauds menacants et représagements déchaînés

Des alertes rouges se multiplient en Colombie, plongeant des régions entières dans un état d'urgence face à une série de creux affaissement soudains et aux inondations dévastatrices qu'ils engendrent. La situation, exacerbée par des pluies torrentielles, menace des communautés rurales et urbaines dans des départements clés tels que Cundinamarca, Meta, et la région stratégique de La Mojana.

Quetame, point de crise prioritaire

Le village de Quetame, situé dans l'est de Cundinamarca, est au cœur de l'inquiétude. Un glissement de terrain sur la quebrada Estaqueca a provoqué un repérage majeur, menaçant de déclencher une crue cataclysmique. Malgré les assurances officielles, seules trois familles ont été évacuées de manière préventive, une situation qui suscite des interrogations quant à la réactivité des autorités.

L'Agence Administrative Spéciale pour la Gestion des Risques de Catastrophes de Cundinamarca (UAEGRD) tente de rassurer, affirmant que le suivi est constant. Cependant, l'absence de refuges temporaires et l'évocation d'un repérage en cours soulèvent des doutes sur la maîtrise de la situation. La Gouvernance de Cundinamarca, elle, s'engage à coordonner une intervention technique complexe, impliquant le Ministère des Transports et l'Institut National des Routes.

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L'extréme sud de la colombie sous pression

Au-delà de Cundinamarca, la situation est critique. Le département du Meta est particulièrement touché, avec l'alerte rouge maintenue sur le fleuve Ariari, et le repérage incessant du fleuve Tonoa, causé par des glissements de terrain. La région de La Mojana, déjà fragilisée par le rupture d'un barrage sur le fleuve Cauca, subit de nouvelles affectations, avec des ruptures supplémentaires sur le fleuve San Jorge, facilitant l'intrusion d'eau dans d'immenses zones.

Les autorités insistent sur la nécessité d'une vigilance permanente, de l'utilisation de machines pour déblayer les sédiments accumulés, et d'études techniques approfondies pour une intervention durable. L'Ideam recommande aux populations riveraines de rester attentives et de ne suivre que les informations officielles. Le niveau de la station hydrographique de Guayabetal a atteint 0,98 mètres, avec une augmentation de 16 centimètres en quatre heures, un signal d'alarme qui souligne l'urgence de la situation.

La situation s'étend également à Guaviare, Casanare et une partie de Boyacá, où des rivières comme le Cusiana, le Cravo Sur et le Pauto présentent des risques de crue soudaine. Le contrôle des cours d'eau est donc primordial. L'enjeu est de taille : garantir la sécurité des populations et minimiser les dégâts matériels.