Andic : la défense remet en question l'hypothèse de homicide, pointant vers une chute accidentelle
L’affaire Andic, marquée par la disparition tragique de son père, Isak, en montagne, prend une tournure surprenante. La défense de Jonathan Andic, fils aîné, s’oppose désormais à l’accusation de meurtre, invoquant un rapport de la Unité de Montagne des Mossos d’Esquadra.
Un rapport qui remet en cause l’intervention humaine
Après avoir présenté un ancien enregistrement vidéo illustrant une chute antérieure, due à une artrose, la défense avance désormais que l’enquête ne permet pas d’établir la participation d’autres personnes à cet événement. Ce rapport, rendu public par l’Agence EFE, suggère que la thèse du homicide est contestée.
La juge de Martorell avait déjà ordonné la détention provisoire de Jonathan Andic, assortie d’une caution d’un million d’euros, une somme immédiatement levée. L’accusation, basée sur la nature de l’accident – une zone à faible risque – et les circonstances de la chute (pieds en avant, absence de blessures aux mains), est désormais contestée par la défense.

Les contre-arguments de la défense : une simulation de chute
La défense, menée par le pénaliste Cristóbal Martell, souligne l’ambiguïté de l’ordonnance de la juge, qui, tout en dénigrant le simple glissement, ignore le fait que l’enquête n’a pas pu déterminer la nature de la chute. Il est important de noter que la Unité de Montagne des Mossos d’Esquadra, dans un autre rapport, avait remis en question la validité des simulations, estimant qu’il n’établissait pas clairement la cause de la chute.
La juge avait recensé sept éléments constituant l’essentiel de son accusation, notamment la forme de la chute, décrite comme un « descente avec les pieds en avant, comme si on s’était jeté dans un toboggan », et l’absence de blessures aux mains. La défense argumente que les cinq rapports d’expertise, incluant l’autopsie, ne fournissent aucun indice incriminatoire ni preuve d’une intervention intentionnelle.

La huile qui fait tomber l'accusation
La défense met en avant un autre rapport de la police concernant une empreinte retrouvée sur place. Cet élément, selon la défense, suggère une tentative de simuler un glissement, une action délibérée pour masquer la réalité. La juge avait alors assumé cette piste, renforçant ainsi l’hypothèse d’un homicide. Cependant, la défense insiste sur le fait que les experts chargés de la reconstruction de la chute avaient reconnu qu’ils n’avaient pas pu déterminer sa nature en raison du caractère non concluant des simulations. Cette nuance, selon les avocats, affaiblit un des principaux éléments d’accusation.
En définitive, la défense estime que l’ordonnance de la juge est source de confusion, en écartant le glissement alors que l’enquête n’a pas pu l’établir. La tragédie de Montserrat continue de susciter la controverse, et la défense s’acharne à démontrer que Jonathan Andic n’est pas coupable d’un crime.
