Aragone – un pacto de survie : azcón et vox démontent alegría et exacerbent les tensions
Zaragoza est en ébullition. Le président régional Jorge Azcón, soutenu par Vox, a officialisé un accord de gouvernement jugé par le PSOE comme un « pacte de survie » qui risque de fracturer le paysage politique de l'Aragon.
La critique acerbe d'alegría
Pilar Alegría, porte-parole du PSOE en Cortes d'Aragon, n'a pas mâché ses mots. Elle dénonce une « ségrégation flagrante » entre les citoyens, une « division artificielle » orchestrée par Vox et le PP, qui, selon elle, « normalise le salage de terrain » et menace le vivre-ensemble.

Une stratégie « raté » et une alliance controversée
Azcón justifie ce choix par une « seule option » offerte par les urnes : une coalition PP-Vox. Il insiste sur la légalité, la compétence et un minimum commun. Mais Alegría pointe du doigt une stratégie « ratée », caractérisée par un « retour permanent » et le choix d'un partenaire politique jugé « le pire possible », aboutissant à une « instabilité record » pour le troisième gouvernement de ce bloc depuis 2023. L’avènement de ce gouvernement est donc, selon Alegría, le résultat d'une « stratégie de Gévnova » qui n'a pas porté ses fruits.
Priorité nationale et discriminations
Le cœur de la controverse réside dans la « priorité nationale » incluse dans le pacte de gouvernement. Alegría accuse le PP et Vox de vouloir « discriminer » l'accès aux services publics, créant un « terrain de jeu dominé par Vox » et laissant le PP dans un rôle subalterne. Elle évoque même l'implication de figures politiques nationales comme Isabel Díaz Ayuso ou Juanma Moreno, qui, selon elle, rejettent cette priorité nationale, ainsi que l'Eglise et Amnistie Internationale.
Une investiture « historique » et une réponse contondante
Azcón a qualifié son investiture d'« historique », soulignant le soutien de 40 députés sur 67. Il se défend en rappelant que les électeurs ont donné leur confiance à une coalition PP-Vox, respectant trois conditions fondamentales. Il a fermement réfuté les accusations de discrimination, affirmant que l'application de la légalité est une priorité absolue. Il a notamment démenti les allégations selon lesquelles le PP et l’Eglise contestaient cette priorité nationale.
Le déclenchement de la crise
Face à ces critiques acerbes, Azcón a sommé Alegría de cesser de recourir à « l'artillerie lourde de la peur », évoquant des « sept plaies d'Égypte ». Il a souligné que la réalité est faite de faits, non de prophéties du PSOE. Il a conclu en insistant sur l'impératif de respecter scrupuleusement la légalité, marquant ainsi la fin de tout débat sur ce point.
