Au benin, l'opposition boycotte les élections présidentielles

Le Benin vote ce dimanche dans un climat tendu, sans l'opposition principale qui boycotte les élections présidentielles. Le Ministre de l'Économie et des Finances, Romuald Wadagni, successeur du Président Patrice Talon, cherche à maintenir le pouvoir avec sa vice-présidente, Mariam Tala, comme colistière.

Un scrutin sous pression

Un scrutin sous pression

Plus de 7,9 millions de votants, sur une population d'environ 15 millions, sont appelés à exercer leur droit démocratique dans plus de 17 000 bureaux de vote sur tout le territoire national, ainsi que dans 112 centres étrangers, selon la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA).

Wadagni, âgé de 49 ans, affronte le candidat de l'opposition modérée, l'ancien Ministre de la Culture Paul Hounkpe, âgé de 56 ans, et son colistier Judicael Hounwanou. Bien qu'il soit le seul adversaire officiel du gouvernement, de nombreux opposants considèrent Hounkpe comme un traître et qualifient sa candidature de mascarade destinée à légitimer la victoire quasi-sûre de Wadagni.

Le nouveau Chef de l'État devra notamment faire face au durcissement des attaques jihadistes dans le nord du pays, zone exposée aux groupes terroristes opérant dans la région du Sahel central (Burkina Faso, Mali et Niger). Le Benin, considéré traditionnellement comme un bastion démocratique en région, a été accusé de reculer démocratiquement depuis l'arrivée de Talon au pouvoir en 2016, malgré les réalisations économiques accomplies.