Belmont : un octogénaire aux déclarations explosives remet en question la démocratie péruvienne
Lima est en ébullition. Ricardo Belmont, figure politique octogénaire et candidat à la présidence, a réaffirmé un discours d’une virulence inouïe, révélant un profond mépris pour les droits fondamentaux et une vision réactionnaire de la société péruvienne. Ses propos, désormais largement diffusés, jettent une ombre inquiétante sur le processus électoral et interrogent sur l’état de la tolérance au sein du pays.
Des attaques frontales contre les droits des femmes et de la communauté lgbtq+
Les déclarations de Belmont, accumulées au fil du temps et récemment exhumées, sont un véritable arsenal de propos machistes, misogynes et homophobes. Lors d'une interview en 2021, il a qualifié l'avortement d'“assassinat”, suggérant, dans une escalade rhétorique hallucinante, que celles qui y recourent devraient subir un sort similaire. Son mépris pour le mouvement féministe est tout aussi flagrant, dépeignant les militantes comme des femmes “amères qui haïssent la famille”. Un langage digne des plus sombres régimes autoritaires.
Mais l'horreur ne s'arrête pas là. Belmont a également attaqué la communauté LGBTQ+, balayant leurs droits d'un revers de main avec des expressions désobligeantes. Il a ainsi déclaré, avec une insouciance choquante, qu'il ne fallait pas “institutionnaliser la mariconade”.

Un passé troublant et des alliances contestables
Le profil de Belmont est loin d'être immaculé. Après avoir critiqué violemment l'ancien président Pedro Castillo, il a paradoxalement accepté de devenir son conseiller à Palacio de Gobierno. Plus récemment, il a semé la confusion en contestant l'existence même du COVID-19 et en incitant ses partisans à violer les mesures sanitaires. Son association avec Vladimir Cerrón, leader de Perú Libre en fuite, ne fait qu'ajouter à la suspicion qui l'entoure.
La question se pose avec acuité : comment un homme porteur de telles idées peut-il prétendre diriger une nation ? Belmont, affichant un maigre 6% d'intentions de vote selon les derniers sondages, semble alimenter une dynamique de division et de haine qui menace les fondements de la démocratie péruvienne. Il est temps que la société civile se mobilise pour dénoncer ces propos inacceptables et défendre les valeurs de respect et de tolérance.
Le silence est complice. L'indifférence, une menace. L'heure est à la vigilance et à la condamnation sans équivoque de ce discours de haine.