Bogotá : un triple féminicide choque la capitale colombienne – l'agresseur plaide coupable
Bogotá est en état
de choc après le triple féminicide survenu dans le quartier Atalayas. La police a retrouvé les corps sans vie de Deisy Anaimer Granados Arboleda et de ses deux filles, Karen Juliana et Shantal Daniela Penagos Granados, après quatre jours de confinement avec leur agresseur.
Le crime : un scénario de violence conjugale qui a basculé dans l'horreur
Cristian Camilo Valencia Hurtado a confessé le crime lors d'une audience le mercredi 25 mars. L'enquête a révélé que les meurtres auraient eu lieu entre le 20 et le 24 mars, dans des conditions d'isolement total. L'agresseur aurait utilisé un couteau pour poignarder les trois femmes alors qu'elles dormaient, les privant de toute possibilité de défense ou de fuite.
La famille avait alerté les autorités après avoir constaté l'absence de contact avec Deisy Granados Arboleda. Les victimes présentaient des blessures par arme blanche, infligées pendant leur sommeil. L'affaire remonte à plus d'une décennie, avec une relation marquée par les jalousies, les réclamations et les agressions répétées de la part de Cristian Camilo Valencia Hurtado.
Selon une source de la Fiscalía, Deisy avait dénoncé deux incidents récents : une agression physique et sexuelle devant ses filles le 28 avril 2024, et une intrusion forcée dans son domicile le 21 février 2025, au cours de laquelle elle avait été enfermée et privée de son téléphone. La police avait mis en place une ordonnance de non-approche après ce dernier incident, mais elle s'est avérée insuffisante.
La procureure a souligné la dynamique de violence conjugale, caractérisée par des relations de pouvoir, de domination et de contrôle exercées par l'agresseur sur sa compagne, motivées par une jalousie et un sentiment de possession. Cette violence s'est étendue aux deux filles de Deisy, âgées de 17 et 20 ans.
Lors de l'audience, Cristian Camilo Valencia Hurtado a déclaré qu'il acceptait pleinement sa responsabilité.
