Cepeda, un défi à l'étreinte de la droitère : refus abrupt des debats

L’ex-ministre Iván Cepeda, figure pivot de l’alliance Pacto Histórico, a tranché sonnettes à ses adversaires avec une froideur inattendue, officialisant un refus catégorique de participer aux débats présidentiels.

Un refus fondé sur une « extrême droite» et des règles étranges

Un refus fondé sur une « extrême droite» et des règles étranges

La déclaration, prononcée depuis Pereira, ne se limite pas à une simple réticence. Cepeda exige un partenariat exclusif avec les candidats de l’« extrême droite» – Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia, pour être précis – et une remise en question des règles de la campagne, qu’il qualifie de «’spectaculaire’ ». Un positionnement qui suscite immédiatement l’indignation des autres prétendants, accusés d’œuvrer à une censure de la parole.

Sergio Fajardo, Claudia López, Mauricio Lizcano, Roy Barreras et Luis Gilberto Murillo, dont les noms sont désormais évités, sont, selon Cepeda, relégués à un second plan. Son argument central ? La « dignité » de son mouvement est une valeur inaliénable, supérieure à la simple visibilité médiatique. Un discours, disons-le, empreint d’une certaine arrogance.

« Que s’en aillent, » lança-t-il avec une fermeté palpable, « je ne me plierai à aucune condition préalable à ces débats. La dignité du Pacto Histórico, et la vie de ceux qui le soutiennent, ne seront pas sacrifiées au spectacle. » L’image du candidat, entouré de ses partisans, dégageait une volonté inflexible. Un clivage net, sans concession.

Cepeda insiste sur l’importance de maintenir un débat fondé sur la discussion des idées, et non sur la performance médiatique. Il se positionne comme un homme de conviction, dénué de la soif de popularité affichée par d’autres candidats, ceux-là même qui ont déjà accepté de participer à des débats organisés par les médias. Une stratégie audacieuse, voire provocatrice, dans un contexte électoral où l’image compte autant que les idées.

L’échéance de la première tour, fixée au 23 avril, se profile, et avec elle, la possibilité d’une potentielle seconde tour où cette posture pourrait se révéler préjudiciable. Mais pour Cepeda, le prix à payer pour préserver son intégrité est bien trop élevé pour être compromis.