Chicago : la police freine l'aide aux animaux abandonnés – une décision controversée

Une nouvelle directive de la police de Chicago impose des restrictions sévères sur la manière dont les animaux abandonnés peuvent être signalés et aidés, suscitant l'indignation de secouristes locaux.

Un revirement inattendu et préoccupant

Cette décision, qui interdit désormais aux agents de la police de prendre en charge les animaux errants, sauf s'ils sont malades, blessés ou en détresse, risque de compromettre le sort de nombreux animaux et de décourager les citoyens de les signaler.

John Garrido, fondateur d'une association de sauvetage active depuis 2017, estime que cette directive « est une rupture totale, sans raison apparente », et prédit une augmentation du nombre d'euthanasies au sein des services animaliers de la ville. Il souligne que cette politique, fruit d’une initiative récente, a déjà mis fin à un système efficace qui permettait de relier rapidement les animaux abandonnés aux refuges et aux réseaux d'adoption.

Un système défaillant, selon les critiques

Un système défaillant, selon les critiques

« On dirait que quelqu'un est soit complètement incompétent, soit ouvertement hostile envers les animaux », s'exclame Garrido, évoquant un possible impact négatif sur le nombre de signalements d'animaux abandonnés. « Les gens ne signaleront plus leurs animaux, ils les garderont secrètement. »

La Direction de la Police de Chicago, quant à elle, justifie cette décision par une volonté de ne pas perturber le fonctionnement actuel des services, tout en assurant que la surveillance de la population animale est toujours au centre de leurs préoccupations. Cependant, cette assurance ne parvient pas à apaiser les inquiétudes des associations de protection animale, qui craignent pour l'avenir des animaux laissés à eux-mêmes.

La communication officielle, via un porte-parole de CACC, met en avant le maintien d'un suivi de la population animale, malgré les changements de politique. Néanmoins, cette approche ne semble pas suffire à compenser la perte d'un maillon essentiel dans la chaîne de sauvetage.

Le risque est désormais bien réel : une augmentation de la mortalité animale et une diminution significative du nombre d'animaux adoptés.