Colombie : de la espriella défie petro sur les passeports, menace de se retirer
Abelardo de la Espriella, candidat à la présidence colombienne, a intensifié la controverse autour de la gestion des passeports, lançant un défi direct au président Gustavo Petro. L’avocat accuse le chef de l’État d’orchestrer un « montage » visant à le discréditer, une accusation qu’il réfute avec véhémence.

Un duel verbal à haute tension
Dans une interview accordée à Caracol Radio, De la Espriella a réaffirmé son innocence quant aux rencontres présumées avec les frères Bautista, associés de la société Thomas Greg & Sons, actuellement au cœur des interrogations sur le nouveau système d'émission de passeports. Mais au-delà de la simple négation, le candidat a opté pour une stratégie d'offensive, qualifiant Petro de victime d'une « machination » et se présentant comme une cible.
« En ma vie, je ne me suis jamais assis avec les frères Bautista. Je n'ai jamais parlé à eux au téléphone. Jamais je n'ai envisagé de les contacter pour monter cette fable que le président de la République a inventée », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour le président de prouver ses allégations.
La balle est désormais dans le camp de Petro. De la Espriella a formulé une exigence claire : si le président ne parvient pas à présenter des preuves concrètes de ces rencontres – transcriptions, enregistrements – il exige sa démission. Inversement, s’il est démontré que ses accusations sont fondées, De la Espriella se retire de la course à l’Élysée, prévue le 31 mai 2026. « Je ne me laisserai pas enfermer par des mensonges et des faussetés », a-t-il martelé.
L'affaire soulève des questions cruciales sur la transparence de la gestion des affaires publiques en Colombie et met en lumière les tensions croissantes au sein de la classe politique à l'approche des élections. Les accusations de montage et de persécution, les défis lancés, tout contribue à une atmosphère politique délétère qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le déroulement de la campagne présidentielle. Le président Petro devra répondre rapidement et de manière convaincante à ces accusations, sous peine de voir sa crédibilité sérieusement compromise. La transparence et la présentation de preuves irréfutables seront désormais son principal défi, tandis que De la Espriella joue sur la carte de l'intégrité et de la clarté pour se positionner comme une alternative crédible.
