Compostela : mise en cause d’une employée de maison de retraite pour vols et violences
Une affaire troublante ébranle Santiago de Compostela. Une femme de 45 ans, travailleuse issue d’une résidence pour personnes âgées à Ames, est désormais suspectée de vols répétés et de violences sur des personnes vulnérables. L’affaire, baptisée ‘Magpie’, a été initiée par la Guardia Civil au début du mois de mars suite à une plainte concernant le dérobement de bijoux au sein d’un centre de jour.
Un réseau de malfaits révélé
Les investigations initiales, fruit d’une diligence sans faille de la Garde Civile, ont rapidement mis en lumière une réalité inquiétante : la suspecte, chargée de l’aide directe à des personnes âgées et dépendantes, était au cœur de ces agissements. Des bijoux volés, révélés par des transactions récentes dans diverses maisons de change de la région, ont confirmé les soupçons.

Des bénéfices colossaux
L’examen des opérations financières a démontré une activité frauduleuse constante depuis 2023, générant un bénéfice estimé à plus de 12 000 euros. Ce trafic illicite s’est déroulé en parfaite concordance avec ses fonctions au sein de différents établissements gérontologiques, touchés par des vols similaires à Santiago et à Teo.
Victimes et abus
Il s’agit de personnes âgées, souvent fragilisées par leur situation et nécessitant des soins spécialisés. Les agents ne descartent pas l’existence de nouvelles plaintes, susceptibles d’affecter d’autres résidents de ces centres. Il est alarmant de constater que les victimes étaient soumises à un traitement dégradant et abusif, un véritable déni de leur dignité.
L’accusation formelle
La justice compte désormais sur les conclusions de l’enquête pour officialiser les accusations : sept chefs d’accusation de vol et deux de violences. Les diligences ont été transmises aux juges d’instruction de Santiago de Compostela. Cette affaire, loin d’être un simple incident, soulève des questions cruciales sur la surveillance des professionnels de la santé et la protection des plus vulnérables.
Il est à noter que l’Institut Armé précise que les victimes se caractérisent par un profil de personnes âgées en situation de dépendance extrême, rendant la protection particulièrement délicate. L’absence de témoignages plus précis ne doit pas masquer la gravité de ces accusations et la nécessité d’une enquête approfondie.
