Contestation à l'assise : les élèves d'horta dénoncent la militarisation des écoles
Un cortège de manifestants, principalement des élèves et des personnels de l’Institut Eugeni d’Ors et du Margarida Xirgu à L’Hospitalet de Llobregat, s’est rassemblé ce lundi matin devant leurs établissements. L’occasion de faire entendre leur voix face à la présence accrue des forces de l’ordre dans les écoles catalanes, suite à un plan pilote du gouvernement.
Un rejet clair et sans équivoque
À 7h30 et 7h45 précises, les portes des deux centres éducatifs ont vu s’y former des groupes d’opposants, brandissant des pancartes claires et percutantes. Des slogans tels que « Plus de ressources sociales et moins de policiers », « La sécurité, ce n’est pas déraciner », « La pédagogie, oui ; la police, non » ou encore « Ils suppriment TIS, ils embauchent des Mossos » exprimaient un malaise profond et une colère palpable. Le cri de ralliement, répété avec force, était simple et direct : « Ni vous, ni vous en avez besoin. »

La fracture se creuse : un institut, pas une caserne
L’initiative du gouvernement, visant à déployer des agents de la Mossos d’Esquadra dans certains établissements scolaires, suscite une vive contestation. Cette mesure, perçue comme une instrumentalisation de l’école, alimente un débat crucial sur la place de la sécurité et de la police dans l’environnement éducatif. La contestation témoigne d'une volonté affirmée de préserver l'espace scolaire comme un lieu d'apprentissage et de développement, loin des logiques de contrôle et de répression.
La situation est particulièrement préoccupante compte tenu des récentes tensions et des critiques portées sur les politiques de sécurité mises en œuvre. Il est impératif que les instances éducatives et les pouvoirs publics prennent en compte les inquiétudes exprimées par la communauté scolaire et recherchent des solutions alternatives, fondées sur le renforcement des ressources sociales et le dialogue.
Il faut comprendre que cette action n’est pas un simple acte de protestation, mais une déclaration de principe : l’école doit rester un sanctuaire de l’esprit, non un champ de bataille. La priorité absolue doit être l'éducation, pas l'application de la loi.
