Contrôle tâches : les cda face à la pression et aux sanctions
La Superintendencia de Transporte a fixé un ultimatum sévère aux Centres de Diagnostic Automoteur (CDA). Après une analyse approfondie des plans d’amélioration, elle révèle un nombre alarmant de manquements persistants aux réglementations en matière de contrôle technique et d’émissions polluantes.
Un échec à la rigueur : les cda pointés du doigt
L’enquête, menée sur une période de 2023 à la première moitié de 2025, a mis en lumière neuf failles récurrentes au sein de ces organismes. L’établissement souligne une incapacité à appliquer correctement les directives de la circulaire 024 de février 2026, initialement conçue pour renforcer les inspections. Un dysfonctionnement structurel, semble-t-il.
Alfredo Enrique Piñeres Olave, Superintendente de Transport, n’a pas cherché à minimiser la situation. Il a clairement affirmé que les instructions ne créent pas de nouvelles obligations, mais précisent et développent des devoirs existants. Toutefois, la menace d’un éventuel fermeture pour faute reste bien présente, dès lors que les corrections ne seront pas apportées dans les deux mois impartis.

Les détails qui font la différence : une surveillance accrue
Le rôle des opérateurs homologués du Sicov est crucial dans ce processus. Ils sont chargés de documenter précisément chaque inspection, et ces données alimentent les plans d’amélioration. Les irrégularités détectées incluent notamment l’absence de « combustion obligatoire du PIN », un prérequis indispensable avant le début de l’inspection. Ce détail, souvent négligé, est pourtant déterminant pour garantir la traçabilité du processus.
Au-delà de la conformité technique, la SuperTransporte soulève des questions sur la qualité des preuves audiovisuelles. Les inspections doivent être intégralement enregistrées, avec une attention particulière à la continuité et à l’intégrité des images. Les CDA devront donc adapter leurs systèmes de captation vidéo, et potentiellement investir dans de nouvelles caméras. L’absence de contrôle sur ces éléments compromet la fiabilité des conclusions.
La Superintendencia a également identifié des problèmes dans l’identification des véhicules, notamment des erreurs de lecture des plaques d’immatriculation. Un défaut de sécurité qui ne peut être toléré. De plus, des incohérences dans le remplissage du Formato Uniforme de Résultats (FUR) ont été relevées, ainsi que des problèmes liés à l’éclairage des zones d’inspection. Ces manquements témoignent d’une culture du non-respect des procédures.
Le suivi de ces corrections sera effectué par le Système de Contrôle et de Vigilance (Sicov). La Superintendencia n’hésitera pas à appliquer des sanctions, allant jusqu’à six mois de fermeture, en cas de non-conformité. La vigilance est de mise pour garantir la sécurité et l’environnement.
