Course à la fin : les candidats à la présidence intensifient leurs efforts avant le 8 mars
La dernière semaine précédant le scrutin du 8 mars a été marquée par une intensification des campagnes présidentielles en Colombie. Les principaux candidats ont multiplié les meetings et les apparitions publiques pour mobiliser leurs partisans et convaincre les indécis. La tension monte, et chaque mot compte.
Les derniers assauts des prétendants à la présidence
Abelardo de la Espriella, à Bogotá, a dénoncé les irrégularités alléguées concernant les garanties électorales, appelant les citoyens à une vigilance accrue. Il a insisté sur l'importance de la transparence. Cette accusation, lancée à quelques jours du vote, risque de déstabiliser la campagne.
À Medellín, Sergio Fajardo a privilégié les rencontres avec des acteurs politiques locaux et une présentation de son programme culturel. Il a souligné le rôle de la culture comme moteur de développement, mais a également promis des rencontres avec des figures clés du Congrès. Son approche semble plus axée sur le dialogue et la construction d'alliances.
Claudia López, ancienne maire de Bogotá, a participé à une course 5K, utilisant l'événement pour exposer ses priorités en matière d'éducation, de logement et de protection des femmes. Son engagement personnel a été salué, mais la question de l'efficacité de ses propositions reste ouverte.
Roy Barreras, en Ciscar, a mis l'accent sur la mobilisation territoriale, avec des meetings prévus à Pasto et une marche à Bogotá. Son discours, centré sur la défense des valeurs traditionnelles, pourrait séduire une partie de l'électorat.
Juan Carlos Pinzón, soutenu par le parti Oxígeno, a choisi Cali pour la clôture de sa campagne. Il a promis une lutte implacable contre le crime organisé, en déployant des unités spécialisées et en intégrant des technologies de pointe. Cette promesse de sécurité renforcée est un argument de poids dans une région confrontée à de sérieux problèmes.
Paloma Valencia, à Rionegro, a bénéficié du soutien d'Álvaro Uribe Vélez. Son discours a mis l'accent sur le renforcement des forces de l'ordre et la création d'emplois. Ses propositions fiscales, visant à réduire les impôts et à faciliter la création d'entreprises, pourraient séduire les entrepreneurs.
Iván Cepeda, à Bogotá, a réitéré son engagement envers un gouvernement progressiste et transparent. Il a annoncé une réduction de son propre salaire et de celui des hauts fonctionnaires. Son programme, centré sur la lutte contre la pauvreté et l'égalité des genres, cible les préoccupations de la gauche.
Les équipes de campagne continuent de travailler d'arrache-pied pour consolider les alliances et mobiliser les électeurs. Le 8 mars, le pays se prononcera sur l'avenir de sa démocratie. Le résultat, quelle qu'il soit, aura des répercussions durables sur la société colombienne.
