Éducation en france : un pacte d'état urge pour sortir de l'impasse

Madrid, 27 avril – Le syndicat CSIF dénonce une crise structurelle du système éducatif français, loin d'être une simple question de volume. L'investissement, jugé insuffisant, ne se traduit pas par une amélioration réelle de la qualité de l'enseignement.

Un enjeu de priorités déphasées

Le rapport CSIF, s'appuyant sur des données de l'OCDE, de l'Eurostat et de l'INSEE, confirme un retard significatif par rapport aux autres pays de l'Union Européenne. Le taux d'abandon scolaire reste alarmant, un 12,8 %, et les résultats en lecture sont nettement inférieurs à la moyenne. La précarité du personnel enseignant, avec un tiers de postes vacants pourvenus par des intérimaires, exacerbe les inégalités territoriales.

L’investissement par élève, à 7 421 euros en 2024, est à peine supérieur à celui de 2009, malgré une augmentation nominale du budget. Cette stagnation, couplée à l'inflation, a réduit le pouvoir d'achat réel des enseignants, qui perdent un 20 % de pouvoir d'achat en 16 ans. La question de la intermittence, atteignant 30,02 % en 2025, tripliant le seuil européen, est également une source de fragilité et d'instabilité.

Un appel à l

Un appel à l'action sans délai

Mario Gutiérrez, président de CSIF, exige un