Ester muñoz défend les accords du pp avec vox, considérant qu'ils sont 'légaux, raisonnables et responsables'
Ester Muñoz, la porte-parole du groupe populaire au Congrès, a affirmé ce samedi que 'toute personne raisonnable qui lit' pourrait signer les accords que le PP a conclus avec Vox dans les communautés autonomes d'Extremadure et d'Aragon, y compris le président de la Junta d'Andalousie et candidat à sa réélection, Juanma Moreno Bonilla.
En réponse à une question sur l'idée que Moreno Bonilla pourrait souscrire ces accords après les élections du 17 mai prochain, après qu'il avait récemment affirmé que Vox ne disposait pas de 'structures préparées' pour gouverner la communauté et avait demandé le vote aux électeurs de centre-droite qui ne veulent pas 'faire des problèmes' avec les partisans de Santiago Abascal, Muñoz a défendu les accords avec Vox qui ont fait de María Guardiola la présidente d'Extremadure et qui feront de Jorge Azcón le président d'Aragon.
Elle a appelé à lire le contenu de ces accords, considérant qu'ils sont 'parfaitement légaux, raisonnables et responsables'. Elle a regretté que 'beaucoup de gens' les critiquent, notamment en ce qui concerne l'article relatif à la 'priorité nationale', sans même les avoir lus. Parmi eux, elle a cité le ministre de la Présidence, Félix Bolaños, qu'elle a accusé de 'mentir' aux Espagnols en affirmant au Plénier du Congrès la semaine dernière que le PP avait approuvé avec Vox que 'un bébé ne serait pas pris en charge médicalement si il avait une urgence'. 'C'est mentir et semer la peur', a-t-elle soutenu, ajoutant que le PP a déjà dû subir ces 'grossièretés' en 2023, lorsque le PSOE disait que les accords avec Vox 'mettraient les femmes à la maison pour les faire nettoyer et repasser'.

La priorité nationale, un principe clair mais mal interprété
Muñoz a répété que le PP comprend le principe de la 'priorité nationale' basé sur le 'necessaire' ancrage territorial et qu'il est pour cela que cette semaine, le groupe populaire a rejeté une motion au Congrès dans laquelle Vox 'excessif' la loi et la Constitution. Elle a souligné que l'interprétation de Vox est 'une chose', tandis que celle du PP est 'une autre', concluant que le PP ne s'excédera pas au-delà de ce qui signifie l'ancrage et ce qui est signé dans l'accord.
Interrogée sur le fait de penser que ces accords représentent un balon d'oxygène pour Vox, Muñoz a répondu qu'elle ne sait que ce que les Extremadurais et les Aragonais ont demandé et ce que le PP leur a donné : un gouvernement de droite présidé par María Guardiola avec l'appui de Vox, ce qui est également le cas pour Jorge Azcón en Aragon.
Par ailleurs, Muñoz a abordé la question de la régularisation extraordinaire des migrants impulsée par le gouvernement, contre laquelle le PP se oppose, contre la position de la patronat et même du pape Léon XIV. Elle a souligné que ce processus génère 'le chaos', comme l'a reconnu le même Antonio Garamendi, et comme le gouvernement l'avait prévu. Elle a également déclaré que le Pape fait un discours 'contraire' au 'effet appel' que provoque le gouvernement en disant aux jeunes de ne pas immigrer et de faire 'grandir' leurs pays. 'Je crois qu'il faut toujours écouter le Pape, pas à l'occasion, et ne pas tergiverser de ses paroles', a-t-elle affirmé.
Enfin, Muñoz a estimé que le gouvernement 'favourise indirectement' les mafias en régularisant de la sorte les migrants, estimant que la politique migratoire doit être 'légal, ordonnée, pensée, méditée et pactisée avec toutes les administrations, car c'est bénéfique non seulement pour les Espagnols, mais surtout, et en premier, pour les immigrés eux-mêmes', car 'cette politique ne favorise pas les mafias, ce que fait ce gouvernement indirectement'.
