Étaux et drogues : les policemen d'ecuandureo, liés à el mencho, retenus

La justice mexicaine a frappé fort. Onze policiers municipaux d'Ecuandureo, au cœur du Michoacán, ont été arrêtés suite à une enquête menée par le pouvoir judiciaire. L’opération, orchestrée dans la région de Zamora, est directement liée à l’abattement du boss du Cartel Jalisco Nueva Generación, alias « El Mencho », il y a quelques jours.

Un déroulement inattendu et perturbateur

Un déroulement inattendu et perturbateur

La décision de maintenir ces agents sous détention provisoire, suite à un appel de la Fiscalía General del Estado, est une nouvelle qui secoue les fondations de la sécurité dans cette région. La situation est complexe, et elle révèle une réalité bien plus sombre qu’il n’y paraît.

Initialement libérés sous caution, ces hommes d’uniforme, dont certains sont originaires de Jalisco, sont désormais accusés d’être activement impliqués avec le puissant Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG). Un rapport interne de la police locale, consulté par Infobae México, révélait déjà que ces agents n'étaient pas enrôlés et opéraient donc hors des contrôles officiels. Une situation alarmante qui soulève de sérieuses questions sur la corruption et les infiltrations au sein des forces de l'ordre.

Le parquet a mis en lumière un réseau complexe, avec des liens étroits avec des éléments clés du cartel. Des communications via WhatsApp, des insignes du cartel retrouvés sur une unité de police, et même des drogues – une quantité significative découverte sur un véhicule officiel – viennent étayer les accusations. L'implication du Directeur de la Sécurité Publique Municipale est particulièrement préoccupante.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Des sources non officielles évoquent des « narco-parches », des symboles de la criminalité organisée, portant des références directes à la cellule « R1 » du CJNG, dirigée par Rubén Guerrero, l’un des fils de « El Tío Lako », également abattu lors des opérations de répression.

La Commission de Discipline Judiciaire a déjà demandé une enquête sur le juge qui avait initialement autorisé la libération de ces policiers, une décision qui suscite de vives critiques et soulève des doutes quant à l'indépendance de la justice.

Carlos Torres Piña, le procureur Général de l’État, a précisé que les policiers fournissaient des informations cruciales aux forces fédérales et estatales pendant l’opération contre « El Mencho », les informant des mouvements des troupes. Il s'agit d'un acte de trahison qui met en péril la sécurité de l'ensemble de la région.

L'affaire, loin d'être close, promet de faire des vagues. La justice mexicaine, dans sa détermination à faire appliquer la loi, ne laissera rien au hasard. Cette affaire est un rappel brutal de la difficulté de lutter contre les cartels et de la nécessité d'une réforme radicale des institutions.