Feminicidio flores: la sœur en fuite et les secrets d'armes du père de l'espouse
L’affaire Carolina Flores Gómez, une tragédie impliquant une belle-sœur en fuite et des soupçons pesant sur son beau-père concernant le trafic d’armes de grande calibre, plonge la capitale mexicaine dans une atmosphère de tension et de recherche désespérée de vérité.
Un échappé et un suspect : le déroulement de l’enquête
Erika « N », la belle-sœur de la victime, est toujours présumée responsable de ce féminicide survenu le 15 avril dernier à Polanco, un quartier résidentiel prestigieux de Mexico. Un enregistrement vidéo, issu d’une caméra de surveillance installée dans l’appartement partagé par Carolina Flores et son époux, Alejandro Sánchez Herrera, révèle au moins douze tirs décelés par Erika « N » contre sa future belle-mère. La séquence, explosive et glaçante, alimente les spéculations et renforce la pression sur les autorités.

Le père sous le champ de visée
Mais l’enquête ne se limite pas à la belle-sœur. Des investigations approfondies révèlent désormais que le père d’Alejandro Sánchez Herrera, Juan Sánchez Frías, est lui-même sous suspicion. Des informations, issues de publications en ligne et de documents d’archives remontant à 2018, indiquent qu’il a été arrêté en 2018 à Ensenada, accusé de port illégal d’armes d’usage militaire. Cette affaire, relancée après une décennie, soulève des questions troublantes et complexifie le tableau de la situation.

La colère des ensenadans
Une manifestation pacifique, organisée dimanche à Ensenada par des familles et des amis de Carolina Flores, a exprimé un ras-le-bol face à l’inaction des autorités. Reyna Gómez Molina, la mère de la victime, a lancé un appel direct à Erika « N » pour qu’elle se rende et affronte la justice, soulignant l’absence de conflits avec son gendre, Alejandro Sánchez Herrera, qui est aujourd’hui tuteur de leur fille commune. L’époux de Carolina, Alejandro Sánchez Herrera, est actuellement un témoin clé de l’affaire, mais pourrait, selon une experte en sécurité publique, être accusé de féminicide culpos, compte tenu des circonstances entourant le retard dans la déclaration du crime.
L’expertise en question
Blanca Ivonne Olvera Lezama, professeure à l’UNAM et experte en féminicides, estime que la Fiscalía General de Justicia de la Ciudad de México dispose d'éléments suffisants pour accuser Alejandro Sánchez Herrera de féminicide culpos, en vertu de l'article 22 du code pénal. Ce texte prévoit que les auteurs du crime sont responsables s’ils aident ou facilitent sa commission, même dolosellement. La complexité de l’affaire réside dans le timing, le retard dans la déclaration du crime par l’époux et la fuite de la belle-sœur. La chronologie, marquée par des allers-retours entre témoignage et fuite, est une source de frustration pour les proches et les enquêteurs.
Un clôture contondant
La séquence de cet événement, marquée par la fuite de la belle-sœur et les soupçons portés sur son beau-père, illustre la complexité des crimes passionnels et la difficulté de percer la vérité dans un contexte de manipulation et de secrets. La FGJ CDMX et les autorités de Baja California restent muettes sur une éventuelle implication du père d’Alejandro Sánchez Herrera, confirmant ou niant cette piste sensible. L’affaire, loin d’être close, continue de résonner aux confins du Mexique, rappelant la fragilité de la vie et la nécessité impérieuse de la justice.
