Guerre en moyen-orient : les importations d'armes exacerbent l'escalade

Les tensions en Moyen-Orient ont atteint un nouveau palier après l'attaque coordonnée de l'Iran contre Israël. Une étude révèle un lien direct entre l'afflux d'armes sur la région et l'intensification du conflit. L'utilisation d'avions américains par Tel Aviv et le soutien d'armes iraniennes à des groupes comme le Hezbollah et les Houthis ont des conséquences profondes.

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L'armement, un facteur déterminant dans l'escalade

Selon un rapport du SIPRI, 26% de toutes les transferts internationaux d'armement lourd ont été dirigés vers le Moyen-Orient au cours des cinq dernières années. Une part considérable, principalement destinée aux États du Golfe comme l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats Arabes Unis.

Israël, de son côté, s'est positionné comme un importateur majeur, avec les États-Unis représentant 68% de ses acquisitions. L'armée israélienne est fortement dépendante des équipements américains, notamment les avions de combat F-35, F-16 et F-15. Mais l'Iran, lui, n'est pas un acteur majeur de ce marché. Les sanctions internationales ont limité ses capacités d'importation, le contraignant à développer une production nationale, notamment en missiles et drones.

Les États-Unis ont fourni des armements essentiels aux forces américaines et israéliennes. Les systèmes de défense aérienne américains, comme les systèmes Patriot et THAAD, sont utilisés par les pays du Golfe pour se protéger des missiles balistiques et des drones. Ces pays disposent également de réserves d'armement prêtes à être déployées contre des cibles iraniennes.

Le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen bénéficient également de l'aide militaire iranienne. Les transferts sont souvent dissimulés, mais le SIPRI a documenté le transfert de missiles antichars, de lanceurs de missiles sol-air et de drones entre 1989 et 2023.

Pieter Wezeman, du SIPRI, anticipe une augmentation de la demande mondiale d'armes. Washington pourrait réduire ses exportations de missiles de précision, de drones et de systèmes de défense aérienne afin de prioriser ses propres besoins. En revanche, la demande de systèmes de défense aérienne américains et européens devrait, elle, augmenter considérablement. Ces systèmes se sont révélés efficaces en Ukraine et face aux attaques iraniennes.

La guerre actuelle risque de déstabiliser les équilibres régionaux. L'armement, en somme, n'est pas une solution, mais bien un catalyseur de violence.