Guterres : le monde au bord du gouffre, l'économie étouffée par ormuz
L’alerte est portée par António Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU. La situation est critique, la menace imminente. L’économie mondiale se trouve, selon lui, dans une phase d’étranglement inédite, directement liée à la restriction du transit à travers le détroit d’Ormuz.
Une crise de provision déjà palpable
Le SG dénonce une « strangulation » de l’économie, imputable à l’action américaine. Les conséquences sont d’ores et déjà visibles : la distribution, déjà précaire, de produits essentiels – pétrole, gaz, engrais – est gravement compromise. Il s’agit d’une crise humanitaire de premier plan, une véritable amputation de nos réseaux de commerce.

32 Millions supplémentaires dans la pauvreté : un chiffre glaçant
Guterres pointe du doigt un scénario terrifiant : 32 millions de personnes pourraient être propulsées dans la misère extrême. Ce n’est pas une prédiction, c’est un calcul froid, implacable. Et le spectre de la famine, déjà présent, s’intensifie, menaçant 45 millions de vies. Il est frappant de constater que nous nous relevons péniblement des séquelles du Covid et de la guerre en Ukraine, deux chocs qui, combinés, risquent de nous précipiter dans une récession sans précédent.

Un coût exponentiel et des pays en développement au bord du précipice
L’ONU met en garde contre une spirale infernale. Chaque jour de blocage du détroit d’Ormuz multiplie les conséquences négatives, rendant toute remise à niveau de la situation de plus en plus difficile. Les pays en développement, déjà fragilisés par leur endettement, seront les plus durement touchés. Un déséquilibre colossal se creuse, accentuant les inégalités et alimentant l’instabilité. Un tel désastre, il faut le reconnaître, est une aberration.
Un appel au règlement immédiat
Face à cette urgence, Guterres exhorte toutes les parties à agir avec immédiateté. « Ouvrez le détroit. Permettez le passage à tous les navires. Laissons l’économie mondiale respirer. » La résolution 2817 du Conseil de sécurité est claire : le droit à la navigation, un droit fondamental, doit être rétabli sans délai. Il est temps de faire preuve de responsabilité, de choisir la voie de la coopération plutôt que celle de la confrontation.
L'onu, un dernier rempart
Le Secrétaire Général conclut sur une note d’épingle : « Chaque jour supplémentaire de fermeture du détroit d’Ormuz augmente les coûts et amplifie les répercussions sur l’économie mondiale. Il faut agir. Il faut agir maintenant. »
