Infraction à la culpabilité : le tribunal canarien rejette l'appel d'un homme accusé de corruption infantile

Un verdict troublant résonne dans les îles Canaries : le Tribunal Supérieur de Justicia (TSJC) a définitivement écarté toute possibilité de révision dans l’affaire d’un homme accusé de corruption de mineurs. La décision, tombée ce mercredi, marque un tournant majeur dans cette affaire qui a suscité de vives inquiétudes.

Un réseau de manipulation révélé

Un réseau de manipulation révélé

L’accusé, initialement condamné à cinq ans de prison par l’Audience Provinciale de Santa Cruz de Tenerife pour avoir sollicité, sous prétexte de relations amicales, des faveurs sexuelles de trois jeunes filles internées dans un centre d’accueil, a vu son appel rejeté. Le tribunal a estimé que les preuves, notamment des vidéos accablantes, étaient indéniables.

Ces images, décrites comme une « preuve indubitable », montrent le suspect en train de proposer des tocments, des photos à caractère sexuel et des échantillons de poitrine en échange de tabac et de petites sommes d'argent. Un incident particulièrement choquant a vu l’une des jeunes filles lui exposer ses parties intimes, une scène qui souligne l’ampleur de l’abus.

La juge a souligné un comportement « huitiviste et évasif » du prévenu lors de sa visite à son domicile par le directeur du centre de protection de l’enfance. Cette attitude, jugeant le prévenu d'avoir cherché à dissimuler un « occultement incompatible » avec une supposée « relation innocente » avec les mineures, a renforcé la conviction du tribunal.

La décision du TSJC impose également des peines strictes : interdiction d’approcher les trois mineures à moins de 300 mètres pendant cinq ans, inéligibilité spéciale pour l’exercice de la garde, de la tutelle, de la curatelle ou de l’accueil, et inhabilitation spéciale pour toute profession, activité ou métier impliquant un contact direct et régulier avec des mineurs, pendant une durée de huit ans. Un véritable enferm, une condamnation qui ne laisse aucun espace d’erreur.

Il est important de noter que l’accusé avait déjà été acquitté en première instance d’un autre crime, celui d’agression sexuelle. Ce jugement, combiné à la lourdeur des peines prononcées, témoigne de la gravité des faits reprochés et de la nécessité de protéger ces enfants vulnérables. La justice, dans ce cas, a clairement tranché.