Jalisco : 40 ans de prison pour l'assaut meurtrier contre des policiers

Un jugement sans appel en Jalisco. Deux hommes, Rubén Alejandro “N” et José Luis “N”, ont été condamnés respectivement à 40 et 30 ans de prison pour l’attaque armée qui a coûté la vie à un policier et blessé gravement un autre, en avril 2019.

L’attaque, fruit d’une dispute alcoolisée, a des conséquences durables

L’attaque, fruit d’une dispute alcoolisée, a des conséquences durables

L’incident s’est déroulé dans la colonia Miramar, à Zapopan, alors que deux agents de la police municipale patrouillaient. Ils ont été approchés par un groupe, dont les deux condamnés, en état d’ébriété et proferant des insultes. Une simple vérification s’est transformée en une violente confrontation.

Selon la Fiscalía de Jalisco, l’agression a débuté par des coups et des insultes. Puis, l’un des accusés a dégainé une arme et tiré sur un des policiers, qui avait miraculeusement survécu grâce à son gilet pare-balles, mais avec de graves blessures. Peu après, l’autre tireur a ciblé le deuxième agent, le blessant au torse. Malgré l’intervention des secours, celui-ci est décédé.

Les deux hommes ont finalement été appréhendés à proximité du lieu de l’agression. L’enquête a permis de prouver qu’ils avaient agi avec préméditation et dans l’intention de causer la mort des policiers. La somme de 42 245 pesos et 519 560 pesos est fixée comme réparation du préjudice pour Rubén Alejandro “N”. José Luis “N” devra verser 31 683 pesos, le reste étant à déterminer.

Cet événement relance le débat sur la sécurité des forces de l’ordre au Mexique et la montée en puissance de la violence liée aux cartels. La décision de justice envoie un message clair : la violence contre les policiers ne restera pas impunie.

Il y a quelques semaines, le 25 février, 13 autres individus avaient été arrêtés dans le cadre d’une opération contre Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », le chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG). Ces arrestations témoignent de la lutte acharnée contre les groupes criminels qui gangrènent la région, mais aussi de l’ampleur du défi. La fuite des criminels, leur capacité d’adaptation et leur influence politique persistent.

Le prix de la tranquillité publique, à Jalisco comme ailleurs, semble toujours élevé.