La cdhcm espère que la décision de l'onu sur les disparitions forcées en mexique donne un nouveau souffle à la lutte

La Commission des droits de l'homme de la ville de Mexico (CDHCM) a estimé que la récente décision du Comité contre la disparition forcée de l'ONU (CED) offre une opportunité de renforcer une politique d'État intégrale face aux disparitions en Mexique.

Le ced recommande une coopération technique et financière pour lutter contre la disparition forcée

Le ced recommande une coopération technique et financière pour lutter contre la disparition forcée

Le 2 avril 2026, le Comité de l'ONU a annoncé qu'il soumettrait la situation des disparitions forcées au pays à l'Assemblée générale des Nations Unies, via le Secrétaire Général. Dans sa résolution, le CED a indiqué qu'il n'avait pas trouvé de preuve d'une politique fédérale destinée à commettre des disparitions, mais a détecté des indices fondés pour lesquels ces dernières ont été perpétrées et persistent dans divers endroits et moments, parfois avec la participation directe de fonctionnaires publics et, dans d'autres cas, avec leur autorisation, soutien ou acquiescement.

Le Comité a reconnu les efforts du gouvernement mexicain, mais a conclu qu'ils ont été insuffisants. Il a donc recommandé à l'Assemblée générale de fournir une coopération technique, un appui financier et une assistance spécialisée pour la recherche, l'identification et l'enquête sur les personnes disparues. Il a également suggéré l'établissement d'un mécanisme pour éclairer la vérité et protéger les familles et les organisations accompagnatrices.

Le gouvernement mexicain a rejeté la décision, soulignant son désaccord avec les conclusions du Comité et arguant que les actions normatives, politiques, budgétaires et opérationnelles mises en œuvre ces dernières années pour aborder la problématique n'avaient pas été prises en compte.

La CDHCM a souligné que la crise des disparitions représente un défi urgent pour l'État et une demande permanente des familles, qui exigent des conditions effectives pour la recherche, la vérité, la justice et la réparation.

La Commission a également rappelé que la persistance et l'expérience des familles avaient été décisives pour faire émerger la gravité de la crise et demander une réponse institutionnelle en phase avec sa gravité.

Depuis son mandat, la CDHCM a émis des recommandations en matière de recherche de personnes et d'accès à la justice, et maintient des dossiers de plaintes actifs sur la recherche immédiate, la diligence requise en enquête, les conditions médico-légales et l'attention aux victimes.