La cour internationale de justice prend les choses en main pour le différend entre la guyane et le venezuela
La Cour internationale de justice (CIJ) a programmé des audiences publiques du 4 au 11 mai pour examiner le litige entre la Guyane et le Venezuela sur la validité du laudo arbitral de Paris de 1899. Ce jugement mettrait fin à l'une des plus anciennes et complexes disputes territoriales au monde.
Le litige concernant l'essequibo prend de l'ampleur
La zone en jeu couvre environ 160 000 km², abondamment pourvue en ressources pétrolières. Depuis plus d'un siècle, la Guyane administre ce territoire, mais le Venezuela le revendique comme partie intégrante de son territoire.

La cij tient des audiences pour déterminer la validité du laudo
La CIJ, basée à La Haye, a convoqué ces audiences pour écouter les arguments des deux parties et trancher si le laudo de 1899 est toujours valable. Une décision qui pourrait définir l'avenir de la frontière et de la souveraineté sur une zone stratégique pour l'exploitation des hydrocarbures.
Le procureur Général de la Guyane, Mohabir Anil Nandlall, a annoncé qu'il rejoindrait l'équipe d'avocats internationaux représentant le pays durant ces séances à La Haye. En mars 2018, la Guyane a déposé une requête auprès de la CIJ pour que soit reconnue la « validité juridique et l'effet contraignant » du laudo, ainsi que la caractéristique définitive de la délimitation frontalière.
