La muralla verte chinoise : lutte contre le désert ou façade écologique ?

Kubuqi, Chine – Au cœur du désert de Gobi, une ambition colossale prend forme. Plus d'un milliard d'arbres, une vague verte qui s'étend sur des milliers de kilomètres. Cette initiative, baptisée « Muraille Verte », promet de freiner l'avancée implacable des dunes de sable. Mais derrière cette prouesse écologique se cachent des questions troublantes sur les motivations profondes de ce projet.

Un pari audacieux contre la désertification

Un pari audacieux contre la désertification

Depuis les années 1970, le gouvernement chinois a lancé le Programme de forêt de refuge des Trois-Nord. L'objectif ? Combattre l'expansion des déserts et restaurer les écosystèmes dégradés. Le projet a déjà vu le replantation de 66 milliards d'arbres, une surface équivalente à celle du Royaume-Uni. Les résultats sont tangibles : stabiliser les dunes, reconstituer les nappes phréatiques et revitaliser des régions autrefois stériles comme Kubuqi. Les habitants témoignent d'un changement radical : ce qui était autrefois un paysage désolé devient un lieu fertile, propice à l'agriculture et à la biodiversité.

Les experts soulignent que cette entreprise massive est un exemple de la puissance de la restauration écologique à grande échelle. Des nations se tournent vers les solutions chinoises. Des organisations internationales reconnaissent la Muraille Verte comme un modèle. Mais les critiques persistent.