Lima: 131 terrains à saisir, une opportunité rare?
L'agitation monte à Lima. Le Service des Parcs de Lima (Serpar) a annoncé une vente aux enchères de 131 terrains urbains répartis dans dix districts de la capitale péruvienne. Un événement qui pourrait bien redéfinir le paysage immobilier de la ville, attirant acheteurs, investisseurs et familles rêvant de devenir propriétaires.

Une vente aux enchères décomplexée: détails et modalités
Le 29 avril prochain, le Circuito Mágico del Agua accueillera l'événement, supervisé par un notaire pour garantir la transparence du processus. L'offre est vaste, allant de petites parcelles idéales pour des projets modestes à des terrains plus spacieux destinés à des développements commerciaux ou résidentiels. Carabayllo concentre la majorité des lots (70), suivi de San Martín de Porres (9), Puente Piedra (3) et Los Olivos (3). D'autres districts comme Pachacámac, Lurigancho-Chosica, Miraflores, Santiago de Surco, La Molina et Ate complètent cette dispersion géographique.
Mais comment s'y prendre pour participer ? L’accès à cette vente aux enchères requiert l'acquisition préalable des bases, un document essentiel dont le coût s'élève à 50 soles péruviennes. Ce document doit être acheté avant le 28 avril à 16h00. Serpar a mis en place des canaux d'information à la fois numériques et physiques pour faciliter le processus. On peut le trouver au Parque de la Muralla (de 9h00 à 16h00, du lundi au vendredi) ou au Circuito Mágico del Agua (de 15h00 à 21h00, tous les jours). Toutes les informations sont également disponibles sur le site web officiel de Serpar.
Le prix ? Les terrains proposés varient de 90 m² à plus de 1 383 m², avec des prix de départ allant de 49 850 à 4 170 300 soles péruviennes. Chaque lot dispose d'une fiche cadastrale, assurant la sécurité juridique de l'achat. Il est crucial de noter que ces terrains proviennent d'apports de loi pour l'aménagement urbain et ne sont donc pas destinés à des espaces verts ou des parcs, mais plutôt à des usages compatibles avec le logement ou le commerce.
L'enjeu est clair: Serpar, au-delà de la gestion des espaces verts, facilite l'accès à la propriété et stimule le développement urbain. Mais la question demeure - cette vague d'offres va-t-elle réellement démocratiser l'accès à la propriété à Lima, ou profitera-t-elle principalement aux investisseurs les plus aguerris ?
