López aliaga déchaîne la colère avec ses attaques et ses accusations surréalistes
Piura a été le théâtre d'une séquence pour le moins singulière sur la scène politique péruvienne. Rafael López Aliaga, candidat de Renovación Popular, a choisi d'intensifier sa stratégie d'attaque personnelle, cette fois contre César Acuña, leader d'Alianza para el Progreso, dans une tentative désespérée de capter l'attention alors que les sondages le relèguent à une position défavorable.
L'éducation comme prétexte à la polémique
L'occasion s'est présentée alors que López Aliaga évoquait la modernisation de l'éducation par la distribution de tablettes aux élèves. L'argument, en soi, pourrait sembler progressiste, mais il a rapidement dégénéré en un affrontement verbal. Il a affirmé que les enfants dès cinq ans maîtrisent déjà ces appareils et qu'ils pourraient apprendre sans difficulté. Une affirmation qui, au mieux, relève de l'optimisme naïf.
Le point culminant de sa diatribe est arrivé lorsqu'il a évoqué l'incapacité de certains étudiants de première secondaire à résoudre une simple équation : 7 x 8. Il a blâmé Acuña, l'accusant d'avoir "acuñisé" le pays, créant ainsi des "clones" incapables de penser par eux-mêmes. Une analogie absurde et dénuée de tout fondement.
Mais ce n'est pas une première. Le passé de López Aliaga est jalonné de conflits avec Acuña, remontant au temps où il était maire de Lima et où il avait tenté de gérer l'importation de trains depuis les États-Unis. Un projet qui s'était heurté à l'opposition du ministre des Transports de l'époque, César Sandoval, alors lié à Alianza para el Progreso, déclenchant une série de poursuites judiciaires et de accusations mutuelles.

Une défense de sa vice-présidente et une critique des médias
Au-delà de l'attaque contre Acuña, López Aliaga a également pris la défense de sa vice-présidente, Norma Yarrow, qualifiant celle-ci de "femme catholique et mère de famille", en réponse aux critiques concernant son parcours et sa vie privée. Il a également accusé certains médias de manipulation, les accusant de ne pas accorder la même couverture à la commémoration du 5 avril, date du coup d'État d'Alberto Fujimori, et de favoriser ainsi Keiko Fujimori dans la course électorale. Une stratégie classique pour détourner l'attention et semer le doute.
L'incident à Piura illustre une fois de plus la fragilité et le caractère imprévisible de la campagne électorale péruvienne. Alors que le pays fait face à des défis économiques et sociaux majeurs, les candidats semblent davantage préoccupés par les attaques personnelles et les accusations infondées que par la présentation de solutions concrètes. Le spectateur lambda, lui, se demande si le niveau du débat public peut réellement s'élever au-dessus de ce cirque médiatique.