Mas exprime son douleurs pour pujol : un jugement perçu comme un escarne

Le cas d’Artur Mas, autrefois chef de la Generalitat, s’envenime. L’ex-président catalan, visiblement agacé, dénonce une volonté de dénigrement dans la décision du juge de l’obliger à comparaître à Madrid pour témoigner dans le procès l’accusant de malversations.

Une défense impossible, selon mas

Selon Mas, la situation de Jordi Pujol est intrinsèquement compromise. « La première condition d’un procès, c’est que l’accusé puisse se défendre », a-t-il déclaré, citant les conclusions des médecins qui attestent d’une altération significative de ses capacités cognitives. « Je le rencontre de temps en temps, et il est clair, il n’est pas en état de se défendre avec toutes les garanties. » Cette affirmation, selon lui, est corroborée par l’expertise médicale.

Il juge cette démarche judiciaire d’une absurdité totale, soulignant que la simple présence de Pujol à Madrid ne serait qu’un simulacre, une tentative de le ridiculiser. « Absolument. S’il ne s’appelait pas Jordi Pujol et qu’il n’était pas ce qu’il est, il ne se rendrait pas à Madrid pour témoigner ni serait impliqué dans ce procès. »

Dix-deux ans de jugement : une injustice flagrante

Dix-deux ans de jugement : une injustice flagrante

Mas dénonce également la lenteur excessive de ce procès, qui s’étend sur plus de douze ans. Il salue, en revanche, la réhabilitation sociale et politique dont jouit désormais la figure de Pujol. « C’est une personne à laquelle il n’intéressait jamais l’argent », insiste-t-il, ajoutant que ce jugement n'est qu'une mascarade.

Il espère, avec une lucidité amère, que cette affaire aboutira à un acquittement total pour l’ensemble de la famille Pujol. La situation est, à n’en point douter, profondément injuste et relève d’une volonté de discréditer une figure historique de la Catalogne. Le verdict final, dans ce cas, sera une évidence : une punition sans cause.