Pérou : plus de 100 ports et installations maritimes bloqués par les tempêtes

Des perturbations majeures sévissent sur la côte péruvienne. Les autorités ont fermé 102 ports, calettes et terminaux maritimes en raison d'une dégradation des conditions météorologiques. Cette situation, qui impacte la pêche et le transport maritime, pourrait durer jusqu'au 18 mars.

Les vents violents entraînent des fermetures généralisées

Les vents violents entraînent des fermetures généralisées

La Direction Générale de Capitanies et Gardacostas (DICAPI) a annoncé que seulement 24 installations portuaires restaient opérationnelles à 16h00 le 15 mars. Le nord du pays est particulièrement touché, avec 30 ports fermés, suivi du centre (51) et du sud (21). Ces mesures de précaution visent à protéger les pêcheurs et les infrastructures.

Le Centre de l'Observation des Situations d'Urgence National (COEN) surveille de près la situation. Le bulletin spécial d'alerte sur les vagues N° 09-26, valable du 11 au 18 mars, indique que les conditions difficiles persisteront sur l'ensemble du littoral.

Les pêcheurs artisanaux, les opérateurs portuaires et les habitants des zones côtières sont appelés à respecter les consignes des capitanies de port. Les plages exposées au sud-ouest restent particulièrement dangereuses. Le risque de noyade augmente avec le renforcement des vagues.

La situation est préoccupante. La majeure partie des activités maritimes est paralysée. Cette fermeture massive des ports représente un coup dur pour l'économie locale, fragilisée par les aléas climatiques. Le COEN insiste sur la nécessité d'un suivi constant des systèmes océaniques et atmosphériques afin d'anticiper les évolutions.

Le bulletin de la Direction de l'Hydrographie et de la Navigation précise que l'état de la mer devrait s'améliorer progressivement à partir du 18 mars. Cependant, les conséquences économiques de cette interruption restent à évaluer.

Cette situation souligne la fragilité des activités côtières face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les investissements dans des infrastructures plus résilientes sont devenus une nécessité, loin d'être un luxe.