Plus de 500 arrestations à londres lors d'une manifestation pour palestine action
Londres a été le théâtre, samedi, d'une opération policière massive, avec la saisie de plus de 523 personnes lors d'une action pacifique organisée par Palestine Action. L'intervention, orchestrée par la Met Police, a mis en lumière la tension croissante autour de l'organisation, déjà interdite au Royaume-Uni.

Une vigile pacifique dérapée
L'événement, initialement présenté comme une « vigile pacifique » par l'association Defend Our Juries, s'est déroulé sur la place de Trafalgar. Des pancartes scandant «’Opposons au génocide, soutenons Palestine Action » témoignaient de l'engagement des manifestants, qui affluèrent en nombre important. Robert del Naja, figure emblématique du groupe Massive Attack, a également été pris en stop, illustrant la portée de cette mobilisation.
Elizabeth Morley, âgée de 80 ans, a d'ailleurs dénoncé, avec virulence, ce qu'elle qualifiait de « comédie noire » et de « perte d'argent et de temps », pendant qu'elle était escortée par plusieurs agents. Un épisode qui souligne l'aspect controversé de cette action et le risque d'escalade.
Le Tribunal supérieur de Londres avait déjà invalidé la décision du gouvernement britannique d'interdire Palestine Action en juillet 2025, le qualifiant de « désproportionnée ». Cependant, la police a réagi en maintenant l'interdiction et en autorisant de nouveaux arrestations, malgré les promesses antérieures de ne pas poursuivre les manifestants. La Met Police réaffirme, dans un communiqué, que Palestine Action demeure une organisation interdite et que toute forme de soutien constitue une offense pénale.
Tim Crossland, cofondateur de Defend Our Juries, a vivement critiqué ce changement de position de la police, qu'il juge « une idéologie délirante combinant sionisme et fascisme corporatif, et soutenue par le Premier Ministre Keir Starmer ». Cette réaction, loin d'être anodine, expose les tensions profondes qui traversent la société britannique face à ces enjeux géopolitiques.
La situation est, en réalité, loin d'être réglée. Avec plus de 2800 arrestations depuis juillet 2025, l'intervention policière témoigne d'une volonté de museler la dissidence et de neutraliser les voix critiques. Il est impératif de suivre de près l'évolution de cette affaire, qui soulève des questions fondamentales sur la liberté d'expression et le droit à la protestation.
