Pnv : mikel legarda démissione de questions sur les violences aux armes en public

Le député basque Mikel Legarda, du PNV, exigera des comptes au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors de la prochaine session de contrôle du Parlement, concernant la gestion de l’escalade alarmante des violences aux armes blanches dans l’espace public. L’inquiétude monte, et pour cause : des incidents récurrents, souvent nocturnes, témoignent d'une situation qui nécessite une action immédiate.

Un malaise persistant, l’océan nocturne au cœur de la préoccupation

La question posée par Legarda, relayée par Europe Press, s’inscrit dans le contexte d’un récent accord bilatéral entre le gouvernement espagnol et le Pays Basque. Cet accord, fruit d’une réunion entre le président Pedro Sánchez et le leader du gouvernement basque, Imanol Gurriarán, vise à “renforcer et clarifier le régime de contrôle et de sanction du port d’armes blanches dans les lieux publics”. L’enjeu majeur, selon les autorités basques, est l’ambiance qui règne dans les établissements de loisirs, les fêtes et même les transports en commun. Un problème qui dépasse largement le cadre purement juridique.

Un cadre juridique dépassé

Un cadre juridique dépassé

Le dispositif actuel repose sur la loi de sécurité citoyenne de 2015, qui sanctionne sévèrement le port, l’exhibition ou l’utilisation d’armes interdites. Cependant, le règlement de 1993, avec ses limitations liées à la taille des armes et l’interdiction des épées, s’avère désormais largement insuffisant. Comme l’a souligné le conseiller basque à la Sécurité, Bingen Zupiria, le 20 mars dernier, il est impératif de modifier cette législation. L'objectif affiché ? Une interdiction totale du port d'armes blanches dans les zones de loisirs, les transports et les lieux publics où la foule est dense.

Des mesures concrètes en cours

Des mesures concrètes en cours

Plusieurs administrations, dont l’Ayuntamiento de Madrid, réclament depuis longtemps un renforcement de la réglementation concernant les armes blanches, face à la multiplication des saisies de machettes utilisées dans des conflits liés aux gangs. Le Parti Populaire (PP) a déjà déposé une proposition de loi au Congrès pour demander au gouvernement de “concevoir d’urgence” un plan d’action complet, incluant une révision des types d’armes interdits, une mise à jour de la réglementation sur leur acquisition et une modification du Code Pénal pour augmenter les peines.

Un héritage législatif daté

En 2007, le PNV avait déjà interpellé le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, pour qu’il prohíbât la possession d’armes blanches par les mineurs et les personnes ayant des antécédents judiciaires. Bien que la possession par les mineurs soit désormais interdite, l’accès à ces armes pour les personnes ayant des antécédents n’est pas explicitement restreint. Face à ces lacunes, le gouvernement s'engage désormais sur la voie de la révision du règlement de 1993. La situation est préoccupante, et le PNV ne compte pas s’y soumettre.