Puerta de hierro: une affaire de métaux et de mensonges, au cœur d'une enquête explosive
L’affaire « Dellisanta », au cœur du quartier de Puerta de Hierro à La Matanza, s’annonce comme un véritable coup de théâtre. L’arrestation de la femme, surnommée « La Dellisanta », et la prise en flagrant délit de plus de 4500 doses de cocaïne ont déclenché une spirale d’accusations et de contradictions. Mais au-delà du trafic, une complexité insoupçonnée émerge, centrée sur un homme, son fils et un réseau tentaculaire.
Un fils dément, une réalité embrouillée
Luciano Rodríguez, fils de la suspecte, se dresse face à la justice, catégorique : il s’agit d’une erreur. Il soutient que sa mère, une entrepreneure expérimentée, n’est qu’une simple commerçante de métaux, dont l’activité, initialement axée sur le recyclage de ferraille, s’est étendue à l’achat et à la vente de métaux précieux.
Selon son récit, la structure de kiosque-métaler de sa mère, fonctionnant au sein même de son propre commerce, n’est qu’une façade. « Elle achète du cuivre, de l’aluminium, du bronze, dans des boîtes de bière, des déodorants, des cadres. Elle les trie, les nettoie et les vend au gros, au mayorista », explique-t-il avec une conviction palpable. Un travail apparemment banal, mais qui, selon la police, dissimule un trafic de drogue organisé.
L’enquête du procureur Matías Folino pointe du doigt une organisation criminelle à la tête de laquelle se trouverait bien « La Dellisanta ». Mais Luciano persiste : « C’est un malentendu. Des coïncidences. »

Des employés arrêtés, des preuves accablantes
L’arrestation de Luciano et de ses employées a révélé des éléments troublants. La police a saisi du glaçage et de la virulane, des éléments typiques du commerce de drogues. Luciano nie toute implication de sa mère, affirmant que la balance retrouvée sur place ne sert qu’à peser les métaux, pas la drogue. « Elle a suivi un cours de métaux précieux il y a un an et demi, et depuis, elle achète de l'or et de l'argent », précise-t-il, tentant de dissiper les soupçons.
La maison, où résident également les frères et sœurs de sa mère, sa sœur et ses petits-enfants, est au cœur de l’enquête. Eva Elisa Dellasanta, récemment diplômée en psychologie sociale, semble avoir une vie aussi complexe que sa gestion de la métaler. Son avocat, Fernando Facente, dont le nom évoque des affaires de grande envergure, défendra sa cause avec vigueur.

Au-delà des métaux, une vie familiale
Luciano révèle également que sa mère est une pratiquante de arts martiaux, ayant participé à des tournois nationaux et préparant un voyage en Europe pour une compétition. Cette image de femme active et accomplie contraste fortement avec les accusations portées contre elle.
Il est important de souligner que la justice a maintenu le kiosque et la métaler fermés, empêchant ainsi sa mère de continuer son activité. Ce qui lui reste, c'est une conviction profonde : sa mère est une victime d'un complot.
En fin de compte, l’affaire « Dellisanta » est bien plus qu’une simple enquête sur le trafic de drogue. C’est une plongée dans les rouages d’un quartier en proie à la violence, où les frontières entre le commerce légal et illégal sont constamment brouillées. La vérité, elle, reste à découvrir.
