Scandale au mexique : blanco contourne les règles pour assister au match mexique-portugal
La célébration de la réinauguration du stade Ciudad de México a été ternie par une polémique. L'ancien footballeur et député fédéral Cuauhtémoc Blanco a été filmé entrant au stade en véhicule sans plaque d'immatriculation, un manquement aux règles de mobilité mises en place pour l'événement.

Le privilège contesté d'un ancien champion
Le samedi 28 mars, un match amical entre le Mexique et le Portugal marquait la réouverture du stade Ciudad de México, après des années de rénovation en vue de la Coupe du Monde 2026. Des dizaines de milliers de supporters se sont rendus au stade, tandis que près de 10 000 autres ont suivi l'événement depuis le Zócalo de Mexico, où une grande écran avait été installée. Afin d'assurer la sécurité et de fluidifier la circulation, le gouvernement de la capitale avait mis en place un plan de mobilité spécifique, interdisant le stationnement privé et privilégiant les transports en commun.
Cependant, un reportage du journal 24 Horas a révélé une scène surprenante : Cuauhtémoc Blanco est arrivé au stade à bord d'un véhicule particulier, sans plaque d'immatriculation, et a accédé à l'enceinte sans être contrôlé. Le véhicule aurait été stationné dans une zone réservée aux propriétaires de loges et au personnel de la FIFA.
Les images, rapidement diffusées sur les réseaux sociaux, ont suscité une vague d'indignation. Les internautes ont dénoncé ce qui leur apparaît comme un traitement de faveur, soulignant que l'ancien attaquant de l'América et de l'équipe nationale mexicaine, aujourd'hui élu politique, bénéficiait d'un accès privilégié alors que d'autres citoyens respectaient les consignes. L' véhicule, d'une marque de luxe estimée à environ 3 millions de pesos, a exacerbé le débat sur les privilèges dont jouissent certains fonctionnaires.
La scène, survenue alors que le gouvernement de la ville se félicitait de l'organisation réussie de l'événement comme un test avant la Coupe du Monde 2026, est devenue l'un des moments les plus commentés d'une journée riche en contrastes : joie sportive, manifestations de collectifs de personnes disparues, décès d'un supporter dans le stade et désormais, cette polémique impliquant l'un des personnalités les plus controversées du Mexique.
Le contraste est frappant : un opération de mobilité méticuleusement orchestrée pour garantir la sécurité, et un élu politique contournant les règles avec apparente impunité. Cette affaire soulève des questions persistantes sur l'égalité de traitement et la perception de l'impunité au sein des élites mexicaines. La réouverture du stade, censée symboliser un nouveau départ, se teinte d'amertume.
La réaction du gouvernement n'a pas été publique. L'événement, au-delà du simple match, était un symbole de préparation pour un mondial qui se profile à l'horizon. Mais cette affaire risque de laisser une tache indélébile sur cette célébration.
Le coût de la rénovation du stade Ciudad de México s'élève à plus de 1 milliard de dollars. La question est de savoir si cette somme aurait pu être mieux investie dans des priorités plus urgentes pour la population.
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